Une victoire pour finir

28 mars 2018

Le Paris Volley s’est imposé à Rennes au tie-break (25-19, 25-16, 18-25, 23-25 et 12-15) après la perte des deux premières manches. Pourra-t-il jouer les playoffs ? Réponse sans doute mardi.

Cette équipe parisienne a du cœur. Au moment où des nuages d’orage s’amoncellent sur son avenir sportif (le CNOSF doit rendre sa conciliation en début de semaine, mardi sans doute, après l’exclusion du Paris Volley des playoffs), alors qu’elle est menée en toute logique 2 sets 0 à Rennes, elle retrouve de l’envie et de l’agressivité pour pousser la formation bretonne au tie-break et l’emporter dans un dernier coup de rein.
Les Rennais prennent le meilleur départ grâce à un Kévin Le Roux déjà chaud (5-1 puis 8-5). Côté Parisien, le passeur Nuno Pinheiro passe plutôt par Pavel Kuklinski et le centre face aux premières difficultés de Wouter Ter Maat de dominer le block local. Et au moment où les hommes de Dorian Rougeyron reviennent au score (10-9), Kert Toobal passe par ces centraux pour faire le trou (14-11). Le block-défense parisien faisant aussi défaut, le RV 35 prend le large vers le money time sous les coups de boutoir de Le Roux (16-12 puis 21-16). Xavier Kapfer, le fils de Christian le préparateur physique du Paris Volley, offre 6 balles de set aux Bretons. Après un service dans le filet, c’est une carte postale de Rodney Ken Ah-Kong qui clôt logiquement la première manche (25-19) pour Rennes.
Et ce sentiment d’absence des joueurs de la capitale perdure dans une deuxième manche entamée tambour battant par Rennes. 5-0 puis 10-6, aïe. Une série de Kévin Le Roux au service met le RV 35 sur la bonne voie. L’international français mitraille la réception adverse (2 aces notamment) et met ses coéquipiers dans un fauteuil pour conclure. Le set vient de commencer qu’il semble déjà fini pour les Parisiens. Ter Maat et Lavagne maintiennent l’équipe de la capitale à niveau mais sans trop d’espoir de revenir au score. Les coéquipiers de Nuno Pinheiro ne reviennent d’ailleurs pas. Toobal contre Lavagne pour octroyer 9 balles de set aux Rennais. Le Biterrois se reprend sur le point suivant mais Malick Frédéric enchaîne réception et pipe à la plus grande joie du public rennais (25-16). 
Après un set à oublier et des manches de retard, la remobilisation du coach parisien Dorian Rougeyron n’est pas évidente alors que les 2 formations abordent le 3e set. Le Roux continue de faire des dégâts, le passage par le centre du passeur rennais est toujours efficace, bref le RV35 mène encore à la marque à la première pause technique (8-7). Toutefois, Wouter Ter Maat prend plus souvent à revers la défense bretonne, à la mène Valentin Bouleau cherche des solutions et les services des hommes de la Matijasevic Compagnie sont moins tranchants. Imperceptiblement, le temps change. La tournure des événements s’infléchit. Et le Paris Volley prend le score sur une attaque de Ter Maat et un block de Kreek (8-9). Oh, ce n’est pas encore le vent de la remontada qui souffle dans la salle Colette-Besson mais les Parisiens sont revenus avec plus d’envie et d’agressivité. La défense parisienne est bien en place, tout le monde fait l’effort et le pointu néerlandais du Paris Volley accélère au service : les visiteurs font le trou (9-12) et maintiennent leur avance jusqu’au money time. Les joueurs de la capitale inscrivent les 3 derniers points du set avec une carte postale de Kreek, une attaque de Ter Maat et un block de Kuklinski sur Emmanuel Ragondet (18-25). 
Le Paris Volley respire mieux mais le chemin est encore long jusqu’à un hypothétique tie-break. En tout cas, les hommes de Dorian Rougeyron continuent sur leur lancée à l’image de la première main de Bouleau (4-5). Les visiteurs font même un premier trou grâce à une série de Kreek au service (4-7) puis accélèrent après le premier temps mort technique : Kuklinski canarde au service, enchaîne avec une pipe, Lavagne conclut en bout de ligne et Le Roux se fait blocker. 6-12 pour le Paris Volley redevenu agressif en diable. Rennes revient juste avant le money time grâce à une série initiée par Toobal au service : Ah-Kong blocke au filet Lavagne, Le Roux transperce et les Parisiens font un peu plus de fautes directes (16-19). Mais les coéquipiers de Valentin Bouleau conserve une petite avance mais suffisante pour croire au tie-break. La fin du set sera toutefois crispante côté parisien. Les hommes de Dorian Rougeyron mettent toutes les chances de leur côté en s’offrant 3 balles de set sur une attaque de Ter Maat en poste 2. Mais les voici en train de nous faire le coup de la panne. Kreek rate son service, puis Lavagne voit sa pipe remontée par Frédéric avant que Lafitte et Rossard se gènent à la réception (23-24). Heureusement, David Feughouo envoie un dernier service en dehors des limites du terrain (23-25).
Voici donc ce tie-break, inespéré après la perte des 2 premières manches. Lavagne d’abord, puis Ter Maat mettent Paris sur de bons rails sans toutefois larguer le RV 35 (5-5). La première brèche est pour les joueurs de la capitale : Lafitte blocke la pipe de Ragondet puis renvoie Frédéric à ses études, Kuklinski pilonne au service et Lavagne en profite en bout de ligne, enfin Ter Matt ralentit une attaque de Le Roux et joue les mains du block. 8-12. Rossard exulte, Dorian Rougeyron serre le poing et les joueurs Parisiens lèvent les bras. La victoire est à portée de bras. Ceux des Rennes semblent avoir perdu leur punch après 2 services consécutifs sortis directement des lignes. D’ailleurs, la faute de Frédéric offre 4 balles de match aux Parisiens. Le Roux et Ragondet retardent l’ échéance mais la pipe de Kuklinski donne la victoire aux visiteurs (12-15) dont la joie explose sur ce dernier point. 
Ce dernier succès permet aux Parisiens de terminer à la 3e place de la saison régulière. S’ils participent aux playoffs, les joueurs de la capitale affronteront Montpellier en quart de finale. Le match aller se jouerait alors le week-end du 7 avril à Charpy, avant un déplacement dans l’Hérault autour du 10 et une belle hypothétique vers le 14 avril. Pour confirmer, il faudra attendre la conciliation du CNOSF en ce début de semaine.

LE MATCH EN CHIFFRES
24 : les points de Wouter Ter Maat le meilleur marqueur de la rencontre (51% de réussite en attaque et +13 d’évaluation). Il devance Kévin Le Roux (21 points).
18 : les points de Pavel Kuklinski auteur de son meilleur match statistique avec un stratosphérique 71% de réussite en attaque et + 12 d’évaluation.
7 : les blocks parisiens dont 3 pour Franck Lafitte (11 blocks rennais).
6 : les aces parisiens.

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