Une simple étape...

26 mars 2019

Samedi dernier, le Paris volley en a donc fini avec la saison régulière de Ligue B. Mais ce n’est qu’une première marche de franchie dans l’objectif « Ligue A ».

 

En effet, ce match contre Nancy constituait la 22ème et dernière journée du championnat.  Ce dernier a été dominé, comme prévu pourrait-on dire ou tout du moins comme espéré par les parisiens, par le club de la capitale. Deux défaites uniquement, dont une à Cambrai, solide dauphin (5 défaites), dans un jour où les nordistes étaient en feu au service et une autre contre Martigues, 3ème du classement (7 défaites) à domicile mais sans l’artilleur principal qu’est Pepe Gonzalez. Les résultats parlent donc en faveur du Paris volley pour définir un favori pour les play-offs.

 Seulement voilà, les compteurs sont remis à zéro et la formule devenant à élimination directe (au meilleur des trois matchs), tout peut arriver et notamment que Paris ne se prenne les pieds dans le tapis rouge qui lui est vendu par certains. Un adversaire en feu sur le match aller dans la salle de celui-ci et la pression serait sur les hommes de Dorian Rougeyron au retour et cela même à domicile pour les deux rencontres suivantes (si besoin est d’un troisième match). C’est l’incongruité de la formule qui est censée conférer l’avantage du terrain au mieux classé lors de la saison régulière (et cela à chaque tour, quart, demie, finale) mais si cet avantage se matérialise par le fait de recevoir deux fois, cela se passe donc sur les matchs 2 et 3. Un réel intérêt à cette première place du « régulier » aurait été de recevoir sur le premier et éventuel troisième match mais la règle était connue et Paris (et les autres clubs mieux classés sur chaque confrontation)  devra surmonter cela.

Cette opposition aux nancéens n’avait d’intérêt comptable donc que pour les visiteurs. Leur victoire combinée aux défaites de Mende et d’Avignon (qui n’ont d’ailleurs pas eu lieu), pouvait leur permettre d’accrocher le dernier strapontin pour les play-offs. Même si le fin stratège qu’est Martin Demar, habitué des calculs de dernière journée à Charpy avec Nantes qu’il entrainait auparavant, laissait entendre avant le match que ses joueurs étaient déjà en vacances. Et même sans son passeur titulaire, Gary Chauvin, il était évident dès le début de la rencontre que Nancy jouerait crânement sa chance.

Toutefois, Dorian Rougeyron avait bien mis en garde ses joueurs sur le fait de se relâcher une semaine avant les play-offs donc. Et Paris s’est mis en marche. Dans chaque set, les bleus se sont détachés dès le début auront toujours mené. Le premier set et le dernier se soldant sur les scores de 25/20 et le deuxième sur celui sans appel de 25/15. Le tout se jouant en une heure vingt. Autant dire que les cris surpuissants du pointu Majdak et du central Marinkovic n’auront pas suffi… Si on y ajoute, une nouvelle fois, une prestation solide de Gonzalez et de Petty côté parisien. Ainsi que la domination au contre de Lafitte et Weyl (5 blocks chacun) ou encore la distribution de qualité de Gjorgi Gjorgiev, alors le match a suivi un cours logique.

Il faut dire que les rangs parisiens sont composés de joueurs de talent et ayant tous évolués à l’échelon supérieur voire international. Et il y a du solide… D’ailleurs, les entraineurs de Ligue B auront désigné co-MVP (meilleur joueur de la saison) Ardo Kreek et Pepe Gonzalez. Et le meilleur passeur désigné lui aussi, est le macédonien Gjorgi « Gigi » Gjorgiev. Avec la montée en puissance de l’américain Greg Petty sur la deuxième partie de saison, alors que la première avait été assurée parfaitement par le M20 Danny Poda, ou encore la solidité de Julien Lavagne sur l’ensemble du championnat, plus l’expérience de Franck Lafitte et Alexandre Weyl et la régularité du libéro Homma Ryuta… Cela forme une équipe qui fera effectivement figure de favori pour ces six dernières semaines censées délivrer le fameux sésame vers la Ligue A.

Et tout cela commencera dès samedi prochain en Avignon, qualifié sur le fil pour les play-offs, mais dont il faudra se méfier d’autant que cette équipe a joué la plus grande partie de la saison sans son équipe type et surtout sans son pointu Bojovic qui est un sacré joueur…

Les compteurs sont remis à zéro, la phase régulière n’était qu’une partie du chemin et ce dernier match gagné contre Nancy, une simple étape…

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