Une défaite pour apprendre…

25 février 2019

Ce samedi, la salle Charpy a connu pour la première de la saison un soir de défaite.

Cela se passait contre Martigues qui repart donc avec une belle victoire au tie-break

 

 Le match même marqué côté parisien par l’absence à nouveau du pointu argentin et à l’épaule de cow-boy de la Pampa, Pepe Gonzalez, laissait pourtant entrevoir des motifs d’espoir de s’en sortir après le bon résultat dans les mêmes conditions à Saint-Nazaire une semaine plus tôt. A nouveau, c’était le jeune Lucas Lilembo qui était titularisé et au vu de sa bonne prestation de la semaine dernière, il était légitime d’espérer une victoire parisienne. Mais deux paramètres étaient susceptibles de modifier la donne et c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Le premier était extrinsèque, c’est-à-dire non directement lié à la prestation en elle-même des parisiens. Le fait est que l’adversaire qui se présentait à Charléty avait toutes les qualités pré-requises pour faire tomber le Paris Volley. Un solide fond de jeu malgré une qualité de réception moyenne. Un passeur avec de l’expérience et qui se fait plaisir cette saison à l’inverse de ce qu’il avait vécu l’an dernier à Saint-Nazaire comme l’a laissé entendre ledit passeur, Maxime Mouriez. Et sa gestion de ses attaquants a été d’une grande qualité samedi soir. Une paire de centraux efficace dont le géant Vulin qui finit à 14 points dont 5 contres et 75% à l’attaque. Et surtout des résultats qui pouvaient laisser prévoir cela puisque Martigues s’était déjà déplacé victorieusement notamment à Cambrai, l’autre pilier de cette saison en Ligue B, qu’il aura d’ailleurs battu deux fois, aller comme retour.

Le second était donc intrinsèque, autrement dit inhérent aux parisiens eux-mêmes. Et en l’occurrence, on pense à la somme des effort consentis la semaine précédente pour encadrer Lilembo dont c’était la première titularisation. Tous ses partenaires avaient élevé leur niveau et rendu une excellente copie collective et cela avait permis de -presque- rendre non visible l’absence de leur artilleur argentin. Cela avait pour incidence le point suivant : si un seul venait à baisser de régime et alors qu’habituellement le passeur parisien pouvait se reposer sur Pepe Gonzalez, là il faudrait trouver d’autres solutions. Et cela passait donc dès le début du match par la volonté chevillée au corps de rentrer dans la rencontre avec conviction et solidarité.

Alors bien sûr, la défaite n’ayant eu lieu qu’au set décisif, on peut conclure au fait que cela ne s’est pas joué à grand-chose. Et en soi, il n’y a aucun péril en la demeure parisienne. Mais cela met bien exergue le fait que la remontée en Ligue A est loin d’être offerte sur un plateau au Paris volley comme certains observateurs aiment à le penser et idée simpliste contre laquelle Dorian Rougeyron, l’entraineur parisien, se bat depuis 6 mois.

Alors, dans le premier set, les deux équipes furent au contact tout le long de la manche mais Paris, notamment grâce aux nombreux block-outs de Greg Petty, et avec un peu de réussite, parvenait à faire la différence de le money time et finissait à 25/21. Mais les signes d’un match qui s’annoncer bien long étaient déjà présents. Notamment une efficacité à l’attaque plus faible que celle de la semaine précédente. Et pourtant, les martégaux faisaient ce qu’il fallait pour laisser Paris s’envoler en cumulant notamment les fautes directes au service ainsi que les grosses difficultés du libéro Jérémy Slih. Mais Julien Lavagne et ses partenaires n’en profitaient pas et alors qu’ils menaient 16/14, ils vont subir un 11/6 qui conduira Martigues à gagner la manche 25/22 et ainsi mettre les deux équipes dos à dos.

Dans le troisième set, les parisiens prennent le large rapidement. Ardo Kreek continue son festival au service (il finira le match à 5 aces) et Gigi Gjorgiev se met à jouer un peu plus avec son jeune pointu. Le gain de la manche se fait sans coup férir et se termine à +5, 25/20. Le début du 4ème acte semble aller dans le même sens mais Vulin et Lino Da Silva (les centraux martégaux) se mettent à peser sur le secteur du contre et Martigues repasse devant à la mi-set pour se détacher inexorablement et revenir ainsi à deux sets partout.

La manche décisive se lance donc avec peut-être déjà le spectre de la défaite dans les rangs parisiens. Pourtant Honma Ryuta, le libéro parisien, motive ses partenaires en anglais. Et de leur côté, les joueurs de Christophe Charroux savourent déjà le fait d’avoir pris un point et sont dans un état d’esprit totalement libéré. Dès lors, Paris coule d’un coup avec un 7/1 contre eux. Martigues sait alors que la bonne affaire n’est plus très loin et insiste dans l’euphorie qui les gagne. La fin de set n’est qu’une formalité et les sudistes remportent, sans qu’il n’y ait rien à redire, une victoire de prestige dans la salle du Paris Volley.

Encore une fois, comptablement et malgré le fait que Cambrai reprenne un point aux parisiens, il n’y a pas lieu à s’inquiéter outre mesure côté francilien mais cela montre bien que Franck Lafitte et ses partenaires vont devoir s’arracher jusqu’au bout. Et encore plus tant que Gonzalez sera absent. Dès la semaine prochaine, c’est à Fréjus qu’il va falloir s’employer. Or le club de la Côte d’Azur vient de faire un grand pas vers les playoffs en allant gagner à Avignon, concurrent direct. Si les parisiens ont tiré des leçons de cette rencontre, alors on pourra ressortir le poncif qui dit que tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Et qu’on apprend même de ses défaites…

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