Un set et ça repart

05 décembre 2017

Le Paris Volley a remporté une quatrième victoire consécutive à Nantes-Rezé en l’emportant 3 sets à 1 (26-24, 19-25, 22-25, 19-25 en 1h52) malgré la perte de la première manche. Un match vu avec l’œil du réceptionneur-attaquant parisien Julien Lavagne.

Un set. Il aura fallu une manche perdue, la première, au Paris Volley, pour prendre la mesure de son adversaire nantais, rétablir la situation et revenir avec les 3 points de la victoire de son périple en Loire-Atlantique. Si Nantes-Rezé n’a pas encore gagné le moindre match dans son antre d’Arthur-Bogast, il le doit à son « manque de confiance dans les moments cruciaux qui font chavirer une rencontre » a reconnu Fulvio Bertini, l’entraîneur italien des Ligériens dans le quotidien Presse-Océan.
Le NRMV avait pourtant entamé la rencontre sous les meilleurs auspices. Les co-équipiers du pointu nantais Robin Overbeeke prennent le score rapidement. « On est mal rentré dans ce match, reconnaît Julien Lavagne. On a été cueilli à froid dans tous les sens du terme. On n’a pas imprimé de rythme à cette entame, on a manqué d’agressivité et on a fait des fautes au service. A partir de là, Nantes a pu respirer, mettre en place son jeu et a pris confiance. On ne mérite pas de gagner ce set ». Finalement le Paris Volley s’incline 26-24 sur un ballon trop long de Wouter Ter Maat.
Après la perte du premier set, le coach parisien doit changer le visage de son équipe. Pavel Kuklinski a déjà quitté ses co-équipiers dans le money time de la première manche pour être remplacé par Julien Lavagne … l’ancien capitaine du club de Nantes-Rezé. Et cet électrochoc fonctionne. Le Biterrois apporte sa vivacité et son punch pour dynamiser la formation parisienne et dynamiter la réception ligérienne. « Dorian nous a simplement dit qu’il fallait mettre le feu à cette rencontre pour espérer l’emporter. Et on l’a écouté. Tout s’est enchaîné quand nos services sont passés. Cela a été la clé de notre succès en Loire-Atlantique comme beaucoup de matchs cette saison, analyse Julien Lavagne. On leur a mis la pression constamment, ils ont moins bien réceptionné et on a pu les contrarier. Mitch Stahl, Nuno Pinheiro, Roland Gergye mais aussi Ardo Kreek ont commencé à envoyer du lourd à l’engagement et on les a vu souffrir en face. » Plus incisif et plus agressif, le jeu parisien se densifie. Les hommes de Dorian Rougeyron font logiquement et calmement la course en tête pour s’adjuger la deuxième manche (19-25 en 24 minutes) ainsi que le troisième set (22-25 en 30 minutes).
Si le NRMV prend le score dans la quatrième manche (11-7) mais « on est rapidement reparti au combat. On n’était pas assez bon samedi pour jouer tranquillement sur nos acquis, a avoué Julien Lavagne. Il faut dire aussi que la défaite à Toulouse nous a servi car elle nous est restée en travers la gorge. On l’a débriefé rapidement et depuis elle nous reste dans un coin de la tête quand ça ne va pas. On apprend plus, parfois, de ses défaites que des victoires. » Le service parisien et l’agressivité mettent à mal la formation nantaise qui encaisse un 11-2 dans la foulée. Les hommes de Fulvio Bertini ne s’en remettent pas et baissent finalement pavillon (19-25 en 27 minutes).
Après ce quatrième succès consécutif, une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France et une place de dauphin du leader Chaumont au classement de la Ligue AM, Julien Lavagne analyse cette bonne série avant de recevoir Montpellier samedi (20h à Charpy) : « Nuno Pinheiro va de mieux en mieux. Il s’était blessé à la fin de la préparation et a retrouvé petit à petit sa forme, son rythme avec notre pointu Wouter Ter Maat. C’est primordial car Nuno est la base de notre jeu, en tant que passeur, et de notre équipe, en terme d’ambiance. Si l’on ajoute à cela la présence de trois centraux aptes au combat et les réceptionneurs-attaquants qui peuvent aussi se compléter, on arrive à une équipe solide et des joueurs qui s’entraident. Au service, qui est un de nos points forts, on en dépend pas d’un seul joueur : si Roland Gergye (2e au classement de la LAM avec 18 aces) sert moins bien, Mitch, Nuno, Franck et Ardo peuvent remédier au problème. Ainsi Dorian n’est pas obligé de bricoler pour constituer son équipe et peut trouver des solutions lorsque ça tourne moins bien. On tient vraiment quelque chose de sympa et de sérieux avec cette équipe. On est 10, on gagne à 10. » A confirmer donc samedi contre Montpellier.

Le matche en chiffres
25 : le nombre de points des meilleurs marqueurs du match, le Nantais Robin Overbeeke
(56% de réussite en attaque) et le Parisien Wouter Ter Maat (50% de réussite). Le Hollandais volant du Paris Volley a une évaluation de +16.
14 : le nombre de blocks des joueurs de la capitale dont 4 pour Mitch Stahl et Ter Maat.
7 : les aces parisiens dont 3 pour Ardo Kreek

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