Un quart de finale (trop ?) rondement mené…

09 avril 2019

Samedi, le Paris volley s’est adjugé le match retour l’opposant à Avignon dans le cadre du ¼ de finale des play-offs de Ligue B.

Cette victoire fut acquise de manière nette et sans bavure comme le score l’en atteste (25/16, 25/19, 25/17). Après le match aller remporté sur le même score sec, on peut en conclure que les parisiens ont abordé pied au plancher et en pleine concentration ces play-offs. Et au regard du contenu de la rencontre, cela confirme globalement cette vision. 7 aces, 5 contres, une efficacité collective à l’attaque à 56%, un ratio collectif de +25. Les chiffres sont plutôt bons surtout en trois manches sèches. Mais, car il y a un mais, l’opposition proposée par Avignon fut relativement limitée tant les fautes directes de l’équipe de José Amet ont pesé sur la rencontre. Alors, on pourra toujours considérer que c’est aussi dû à la pression mise par Paris mais Bojovic et ses coéquipiers auront grandement facilité la tâche des franciliens.

18 fautes directes au service (et deux aces seulement), 7 aces encaissés, 13 fautes directes à l’attaque, soit un total de 38 points donnés aux parisiens ! La moitié des 75 points nécessaires à la victoire. Même si les aces pris sont dus à la qualité de service adverse, même si les erreurs à l’attaque peuvent provenir d’une grande pression mise par le contre adverse, même si les fautes au service sont probbalement conséquentes d’une prise de risque maximum afin de contraindre le jeu parisien, tout cela conduit… à l’échec. Et en voir la tête du stratège avignonnais, Ricardo Martinez, au 3ème set sur la 5ème faute de service de Bojovic, on peut se demander si cela provenait de consignes et dès lors si simplement Avignon aurait eu tout à gagner à moins surjouer et se contenter de ce qu’ils savent faire et ce qu’ils ont fait très bien sur la fin de saison comme quand ils gagnent à Nancy ou battent Martigues à domicile sur les deux derniers matchs. En proposant ce type d’opposition plus raisonnée, il est fort probable qu’ils auraient bien plus contraint les parisiens.

Pourtant le début du premier set est équilibré puisque le score se tient jusque 14 partout. Puis suiteà  de deux énormes blocks d’Ardo Kreek, et dans la foulée de Julien Lavagne qui contre la « pipe » donnée par Martinez à Panou, les parisiens s’envolent. Les aces se succèdent. Kreek sur Bonnefoy (qui sort). Puis, à nouveau l’estonien mais sur Mathias Pire (to Peer) partageant ainsi les fautes en réception. Panou se met au diapason de ses comparses réceptionneurs et le 11/2 encaissé donne un 25/16, fin du set.

La deuxième manche suit à peu près le même rythme et Avignon parait même en mesure de contraindre son hôte. Les sudistes mènent même 9/7 mais Pepe Gonzalez veille au grain comme bien souvent cette saison. Les joueurs de la cité des Papes restent toutefois devant jusque 17/15. Puis Paris et Gonzalez accélèrent et le 9/2 en leur faveur est fatal. 25/19, fin des espoirs avignonnais…

Début du troisième acte et Avignon démarre malgré tout même encore mieux qu’au set précédent. Un contre de Pire sur Gonzalez puis un (des deux) ace de Bojovic et Paris est mené 3/6. Le passeur de l’AVB continue d’essayer de tirer le meilleur de ses partenaires, arrachant à Dorian Rougeyron, le coach parisien un « il est fatigant ce Martinez »… Mais bis repetita, Avignon donne les points gratuitement à son adversaire qui s’envole inexorablement. 25/17, fin du game…

Le Paris volley aura donc remporté la série six sets à zéro et hormis le 26/24 du deuxième set du match aller, sur les autres manches, cela fait donc du 16, du 14, du 16, du 19, du 17 ! Autant dire qu’il n’y a pas eu photo et que la qualification a été acquise sans trop de difficultés. Alors, il semble évident que les parisiens ont œuvré pour qu’il en soit ainsi et ont rendu la tâche trop ardue pour leurs adversaires. On pourrait donc extrapoler facilement sur le fait que Paris restera au-dessus du lot sur l’ensemble de ces play-offs. Mais voilà, tout cela n’est que pure conjoncture et les choses sont remises à plat à l’aune des demi-finales. Et celle des parisiens leur proposera donc Saint-Jean-D’Illac comme opposant. Or, il est évident que cette équipe du sud-ouest est d’un tout autre calibre que son homologue du sud-est battue en quart. A la lumière des derniers résultats, c’est en tout cas bien établi. Illac a remporté la mise sur ses huit derniers matchs, sa dernière défaite ayant eu lieu contre… Paris. Et des adversaires de calibre ont succombé comme Martigues (3ème du régulier), Saint-Nazaire (qualifié pour les demies en battant Martigues justement) ou encore Le Plessis-Robinson en quart de finale et en deux matchs secs alors que les hauts-séquanais avaient fini 4ème de la phase régulière. Et cette équipe menée par l’ancien collaborateur de Dorian Rougeyron, Anisse Gueuchou, est même considérée par le technicien parisien comme la meilleure de cette seconde partie de saison. Et on connait la qualité de l’analyse de Rougeyron. Pour ce qui est de la salle, tous les observateurs et surtout les joueurs passés par Paris, reconnaissent unanimement qu’il y a peu d’experts de l’analyse du jeu adverse comme lui. Bon, il a quelques lacunes évidentes sur la connaissance des prestations aux estivales de volley d’excellents joueurs de 3/3 mais c’est une autre histoire.

Ce début de play-offs fut donc simple pour le Paris volley. Ou tout du moins, se le sont-ils rendu plus aisé par leur qualité de jeu et leur investissement. Il en sera bien évidemment tout autrement contre Illac. Alors, certes Paris semble diablement solide mais il faudra au capitaine Franck Lafitte et ses partenaires de rentrer tambour battant dans ce match aller en terre girondine afin de montrer à leurs adversaires qu’ils comptent bel et bien ne rien lâcher en chemin. Il faut simplement aux parisiens ne pas rester sur cette impression de premier tour gagné facilement, probablement trop…

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