Un match maitrisé…

11 février 2019

En recevant Saint Jean D’Illac, les parisiens s’étaient préparés à une opposition féroce. En effet, le match aller en Gironde (3/2 Paris) et les bons résultats depuis des Illacais avaient amené Dorian Rougeyron à alerter toute la semaine ses joueurs sur la qualité de l’adversaire. Et il n’avait eu de cesse de répéter que pour des joueurs formés au club comme Kadu ou Romain Bonon et surtout pour un des enfants du club, le coach d’Illac dorénavant, Anisse Gueuchou, cela pouvait avoir la saveur du « match de l’année ».

Toutefois, sur ce point, même si on imagine bien la petite boule d’énergie qu’est Anisse, plonger aux quatre coins de la salle Charpy en cas de victoire, on peut supposer quand même que les girondins savent que leur saison se joue plutôt sur les 6 prochains matchs que sur une victoire de prestige contre le Paris Volley.

Et de toute manière, cette hypothétique victoire n’aura pas eu lieu puisque le Paris volley s’est imposé, relativement, facilement trois sets à zéro. Résumé de la rencontre…

Le premier set semble partir sur des bases très équilibrées puisque les deux équipes restent au coude à coude. Comme prévu, côté illacais, Kadu est en réussite à l’attaque et après avoir commencé le match sur une belle petite diagonale en 4, va se faire un plaisir de jouer les louches parisiennes tout au long du match. Block-out sur block out ; à tel point que Dorian Rougeyron est déjà en train de planifier sa semaine de travail à venir en prévoyant de la baser sur le contre et sur le franchissement… Le réceptionneur franco-brésilien finira même meilleur marqueur du match côté visiteurs avec un total de 14 points et une efficacité à l’attaque de 67%. En y ajoutant un match solide derrière et un block ainsi qu’un ace, Kadu aura fait souffrir les parisiens. Mais du côté des locaux, l’homme en forme la soirée, c’est Greg Petty. L’américain sortira même meilleur scoreur du match avec un cumul de 15 points dont 3 aces et 2 contres. Et dans le money time de ce premier set accroché et compte tenu de la moindre efficacité, pour une fois, de Pepe Gonzalez, Petty va permettre à ses partenaires de boucler le premier acte sur le score de 25/23 malgré le retour des girondins sur la fin. Le fameux « coup du yoyo ». Mais ce n’est pas le soir des pointus faut-il croire puisque Adrien Taghin arrose une fois de plus. Paris se met donc à l’abri en gagnant cette première manche.

Paris 1 - 0 Illac

Dans le deuxième set, le Paris volley prend ses distances assez rapidement pour mener 8/5 et même 16/10 au deuxième temps-mort technique et on pense alors que le match va tourner au sens unique. A 21/15 on s’oriente vers une fin de set rapide. Mais les changements effectués par Anisse Guechou gardent ses joueurs sous pression et ils reviennent à -4. Franck Lafitte à nouveau joué par Gigi Gjorgiev verrouille la fin de set et Paris s’envole pour finir la manche à 25/21. On notera que le central français terminera le match à un excellent 8 sur 8 à l’attaque, auquel il ajoute deux contres.

Paris 2 – 0 Illac

Après la pause des dix minutes et lorsque l’on mène deux sets à rien, le risque est toujours de se relâcher pour l’équipe en tête. Mais les franciliens restent concentrés et même si Illac tente de forcer sa chance, les bleus sont solides et peuvent notamment compter sur le show défensif dans lequel s’est lancé Julien Lavagne ! D’une solidité sans nom sur les contacts et avec une lecture des trajectoires relevant autant du talent que de l’instinct, le réceptionneur attaquant français arrache même un sourire à Romain Bonon le passeur adverse. Ce garçon évolue efficacement depuis des années sur un poste de réceptionneurs six poses et a des qualités offensives reconnues depuis bien longtemps mais il est certain que dans la hiérarchie des libéros français, il se placerait tout proche du sommet. Et quand on sait que l’« Everest »  a pour nom Jénia, on a une idée de ce que pourrait être un essai au poste défensif du biterrois… Mais pour le moment et dans ce troisième set, le Zébulon parisien est sacrément en cannes et vient couper les trajectoires en 4 avec une belle sortie épaule droite. Les parisiens se détachent irrémédiablement pour mener 21/17. Les partenaires d’Hugo Moulinier lâchent alors et la fin de match est une formalité. Paris l’emporte 25/18.

Paris 3-0 Illac

Alors bien sûr l’absence au centre de Cedic a pu peser côté visiteurs car Gjorgiev a beaucoup cherché ses centraux, Lafitte et Kreek, notamment en face de Thésée mais la victoire plus simple que prévue est aussi à mettre au compte de l’attitude des parisiens. Ils ont été sérieux et concentrés tout au long du match et globalement ce fut le cas à chaque sortie qui leur a été demandée depuis le début de la saison. C’est probablement une des aptitudes sur lesquelles on pouvait s’interroger. Savoir si la domination du Paris volley sur la saison régulière n’allait pas entrainer une forme, si ce n’est de suffisance (et ça il suffit de connaitre Dorian Rougeyron pour savoir que ce serait difficilement le cas) mais au moins de perte d’investissement. A l’aube des derniers matchs et notamment de la rencontre à Saint-Nazaire (qui malgré une passe difficile reste un adversaire sérieux en vue des playoffs), c’est ce que peuvent craindre les équipes opposées au club de la capitale : Paris ne lâchera pas de matchs, de sets, de points gratuitement.

L’avenir à court terme, c’est donc ce match en Loire Atlantique ce vendredi. Saint-Nazaire vient de perdre à Nancy et a chuté à la 5ème place. Mais sur un match et avec l’élévation de niveau que connaissent tous les adversaires du Paris volley au moment de rencontrer « l’équipe à battre », alors on sait d’avance que la confrontation va être explosive.

On verra alors si les parisiens seront capables à nouveau de maitriser les débats…

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