Un Clasico renversant

29 octobre 2017

Dans un 60e Clasico haletant, les joueurs de la capitale ont su l’emporter en 4 sets face à Tours (17-25, 31-29, 25-22, 30-28 en 2h08) après avoir été ménés 1 manche à 0 et effacer 5 balles de set dans la 2e manche. Epoustouflant  !

« Que c’est bon à vivre, c’est exaltant ! » Tout à sa joie de remporter la première victoire de sa carrière face au Tours Volleyball, le réceptionneur-attaquant parisien Julien Lavagne a remonté avec ses coéquipiers une partie bien mal engagée pour l’emporter au terme d’un choc intense et excitant.
C’est le TVB qui prend le meilleur départ, imperceptiblement, grâce à un Nathan Wounembaina intenable. Les visiteurs virent en tête au premier temps mort technique (6-8) et gèrent leur avance en muselant Wouter Ter Maat, le pointu parisien, et Pavel Kuklinski, son coéquipier en attaque. Malgré un Hermans Egleskalns encore en rodage dans ce premier set, le TVB s’échappe logiquement (13-18 puis 14-23). Alors que Tours dispose d’un matelas confortable de 9 balles de set, le Central américain Mitch Stahl retarde deux fois l’échéance mais Wounembaina, l’homme fort de cette manche, clôt rageusement les débats (17-25 en 25 minutes). « On était un peu spectateur du match dans ce premier set, a reconnaît l’attaquant parisien Julien Lavagne. Le TVB déroulait et nous n’étions pas en place, un peu brouillon, on ratait des choses faciles. Nous n’étions pas dans le match ».
L’avantage tourangeau est mérité et les Parisiens manquent de ce petit quelque chose pour contrarier les plans des visiteurs. Le pointu parisien Wouter Ter Maat sera l’étincelle. L’artilleur hollandais va sonner le réveil des hommes de Dorian Rougeyron au cœur d’un deuxième set étincelant avec Roland Gergye en feu follet. « Derrière avec Gergye et Rossard, nous avons stabilisé le jeu, explique Julien Lavagne. C’était plus propre pour Nuno qui trouvait mieux Ter Maat. Tout s’est mieux enchaîné ». Le Paris Volley prend le score mais sent toujours le souffle tourangeau sur la nuque (15-15 pui 18-18). Dans le money time, l’ace de l’attaquant allemand du TVB Moritz Reichert fait mal en faisant basculer le score (20-21). A 21-23, les locaux sont au bord du précipice mais Ter Maat et Gergye remettent Paris sur les rails (23-23). « On sentait l’électricité dans la salle mais on jouait libéré, les coups à fond, se souvient Lavagne. C’était un set décisif ». Dans la plus grande tension, les équipes alternent les balles de set (trois chacune) mais Tours laisse passer sa chance avec un énorme Gergye qui libère les Parisiens, spectateurs, joueurs et staff. (31-29 en 37 minutes).
« Là, quelque chose a changé, avoue Julien Lavagne. On n’a pas baissé la tête et on a montré du caractère comme à Chaumont pour revenir au score. »  Les mouches ont-ils changé d’âne comme on dit dans le Languedoc du réceptionneur-attaquant de la formation parisienne ? L’entame de la 4e manche ne délivre pas encore un sentiment définitif de l’écroulement mental du TVB après le set perdu. L’air de la salle Charpy est toujours irrespirable et l’intensité ne baisse pas d’un cran. Les erreurs des arbitres rajoutent même de la tension. Les locaux semblent dominer les débats mais comme une arapède, le TVB s’accroche (12-11). C’est le moment choisi par les centraux parisiens, Franck Lafitte et Mitch Stahl, pour sortir le grand jeu. Le Français place ses blocks et l’Américain envoie un parpaing au service pour octroyer 3 balles de set aux Parisiens. Comme souvent samedi soir, Wounembaina prend les choses en main et repousse l’échéance. Mais Lafitte conclut Tout un symbole, Lafitte se chargeait d’en mettre une petite dernière pour donner l’avantage à Paris et faire chavirer la salle Charpy (25-22 en 31 minutes). « On a fait la différence grâce à notre agressivité retrouvée. On les a pris à la gorge alors qu’ils ne nous attendaient pas du tout dans ce secteur là, explique Lavagne ». Reste à finir le travail dans le 4e set. Mais à l’image de la deuxième manche, les deux formations ne veulent pas lâcher et laisser l’adversaire s’échapper (8-7 puis 15-16). L’ambiance reste irrespirable et excitante à la fois malgré la multiplication des erreurs dans les 2 camps. « On a eu de la chance dans ce 4e set, reconnaît le Biterrois Julien Lavagne. On rate des occasions de faire le trou. Je rate une attaque facile qui aurait pu nous donner 2 points d’avance. Mais le match tourne heureusement en notre faveur ». Même en difficulté sur les coups de boutoirs de Gergye, Ter Maat et Lavagne, le TVB reste au contact. Dans le money time, Stahl donne un premier avantage aux locaux (21-20) mais par miracle Egleskalns retourne la situation (21-22). Charpy retient son souffle sur les 4 balles de set tourangelles. Au plus mauvais moment, Wounembaina et Diefenbach les vendangent au service. Grâce à son feu follet hongrois, le Paris Volley reprend le score (28-27) et ne va plus le lâcher jusqu’au point final. Le puissant service de Gergye est mal réceptionné par Wounembaina et revient à hauteur de Stahl qui ne se fait pas prier pour achever le TVB. Pinheiro explose aux côtés du staff, Rossard tombe dans les bras du bon géant américain et Lavagne exulte devant les supporters parisiens ivres de bonheur. (30-28 en 35 minutes).
« Plus que le succès à Chaumont, c’est notre première grande victoire de la saison contre Tours, analyse dimanche matin Julien Lavagne après la soirée finie avec le groupe. C’est une très bonne sensation. Avec ces 3 succès, on sent que la mayonnaise a pris. Qui plus est, cette équipe a du caractère et ne baisse jamais les bras. Même si ce n’est que la 3e journée du championnat, le groupe vit bien ». Deuxième derrière Montpellier, dimanche matin après la victoire dans le Clasico, le Paris Volley se déplace vendredi soir à Toulouse qui est toujours à la recherche de son premier succès.

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