Un air de play-offs…

09 mars 2019

Ce samedi 9 mars, la salle Charpy verra se dérouler une confrontation majeure de ce championnat 2018-2019 de Ligue B dans lequel son club résident, le Paris volley, se trouve engagé. Et cela avec l’intention de retrouver la ligue A dès la saison prochaine. En effet, c’est le deuxième au classement qui se présente. Le Cambrai volley, dont on parle, est même un sérieux candidat à la victoire finale en play-offs cette année. En sachant que les parisiens se sont inclinés à l’aller dans le Nord, cela donne tous les ingrédients d’une grosse opposition à venir.

Tout d’abord cet adversaire, qu’en est-il ? Déjà, à tout seigneur tout honneur, il convient de mettre en avant le retour du passeur Yannick Bazin qui fut un des artisans majeurs de la victoire en championnat de France de Ligue A en 2009, il y a 10 ans donc, une vie pour un sportif de haut-niveau. Pika, comme il se faisait appeler à Paris, aura voyagé ensuite passant de la Biélorussie à Puerto-Rico puis aura participé à la mise en route du succès de Chaumont avec la montée de Ligue B en Ligue A. Il obtiendra même un autre titre de champion de France, avec le-club-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom, en 2015 où il seconde Nuno Pinheiro, le passeur portugais qui finira sa belle carrière française… à Paris justement. Si on y rajoute, une superbe médaille d’argent au championnat d’Europe 2019 avec la France, cela confère au colosse parisien un sacré palmarès. Colosse en effet, Yannick fait partie de ces passeurs qui en plus de leur activité principale de distributeur, ont eu cette capacité à peser sur d’autres secteurs de jeu comme le service par exemple. Sa mise en jeu du 5 vers 5 aura fait beaucoup de dégâts et cela continue toujours comme à l’aller d’ailleurs où Bazin aura planté 6 aces. Excellent contreur aussi et notamment, quand la balle végète au-dessus du fil, dans le fameux exercice du pousse-pousse, au crime parfait quand l’adversaire finit sur les fesses. Et Yannick Bazin en aura allongé plus d’un dans sa carrière. Mais surtout, le joueur façonné à Asnières par André Patin, est un leader, ce type de joueur qui peut tracter tout un collectif derrière lui. Et tous ces ingrédients, il les met cette année au service d’une très belle équipe de Cambrai qui ne manque pas d’autres atouts.

Ainsi, les deux centraux, Jecmenica et Isaak forment une paire d’une qualité redoutable tant à l’attaque, bien et beaucoup servis par Bazin, qu’au contre. En réceptionneur-attaquants, les nordistes peuvent compter sur Lukas Demar qui réalise une belle saison et surtout sur Paul Villard que l’on peut probablement considérer comme l’un des tous meilleurs au poste cette année. Enfin, on y rajoute un jeune pointu polonais Romac au bras bien lourd et surtout au service dévastateur (lui, avait collé huit aces aux parisiens à l’aller) et cela vous donne les raisons des excellents résultats de Cambrai qui ne compte que trois défaites, soit juste une seule de plus que le Paris volley.

Toutefois les points parfois laissés au tie-break par les nordistes, donnent une avance de sept unités au classement aux parisiens. Comme il ne reste que neuf points à distribuer sur les trois dernières rencontres, il faudrait donc une catastrophe pour que Paris laisse échapper la première place de la saison régulière. C’est ce constat qui a amené le coach parisien, Dorian Rougeyron, à faire entrer depuis deux semaines, son équipe dans une phase de travail physique intensif pour obtenir un pic de forme lors des play-offs. La conséquence principale, et sur le court-terme, se trouve être un manque de fraîcheur des coéquipiers d’Ardo Kreek. Mais cela ne saurait servir d’excuse à ces derniers qui ont à cœur d’effacer la défaite du match aller et ainsi de rentrer au mieux dans la dernière ligne droite du championnat. 

De plus, les parisiens pourront compter sur le retour de leur artificier principal, José Luis Gonzalez dit Pepe, qui après quelques entrées au service contre Fréjus la semaine dernière, est apte à jouer de manière pleine et entière et peut-être aussi performante que lors de la rencontre dans le Cambrésis, où l’argentin avait fait un match énormissime avec 41 points d’inscrits dont un 75% stratosphérique d’efficacité à l’attaque.

Avec une telle opposition de joueurs de ce calibre, la rencontre s’annonce donc alléchante et probablement indécise. Toutefois, le Paris volley veut marquer son territoire à domicile où il a déjà concédé une défaite (contre Martigues mais sans Gonzalez blessé) et cela en prévision de la phase à élimination directe (au meilleur des trois matchs) qui s’annonce. C’est bien déjà un avant-goût de play-offs qui envahira l’air de la salle Charpy ce samedi soir…

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