Un adversaire qui pose question...

15 février 2019

Ce vendredi soir, le Paris Volley ira défier en terres nazairiennes, le Saint-Nazaire VolleyBall Atlantique. Et c’est un adversaire déroutant qui se présente donc.

En effet, le SNVBA a clairement annoncé en début d’année qu’il voulait « créer la vague » (comme l’indique le slogan de communication du club) et surfer sur la remontée en Ligue A. Et l’équipe montée par Gilles Gosselin semblait en avoir les moyens. En tout cas de concurrencer plus que sérieusement le Paris Volley. Mais à ce moment précis de la saison, on peut légitimement s’interroger sur les capacités du club atlantique d’atteindre cet objectif. En effet, les nazairiens ont essuyé quelques revers notables ces derniers temps et n’ont plus gagné dans leur salle depuis le 30 novembre où ils avaient lutté pour battre les jeunes pousses de France Avenir. Ensuite se sont enchaînées des défaites contre Mende (0/3), Avignon (1/3) et Cambrai (0/3). Autrement dit, le gymnase Pierre de Coubertin n’a pas prodigué de bonnes ondes ces derniers temps. Mais de l’autre côté, hors de leurs bases, les coéquipiers du colosse canadien Hunt se sont imposés régulièrement (à Fréjus, à Saint-Quentin et -belle performance- à Martigues contre un autre concurrent du haut de tableau). Le tableau pourrait être simple avec une équipe plus forte (ou moins sous pression) à l’extérieur qu’à domicile, mais une défaite en terre nancéiennes le week-end dernier contredit tout cela. Il ne faudrait donc pas pour les parisiens que l’équilibre repasse par une victoire à domicile...

 

Pourtant, le casting nazairien, élégant et efficace, a tout d’une production des Fi-Films de La Baule (la belle station balnéaire dépendant de l’aire urbaine de Saint-Nazaire). Et cela encore plus depuis l’arrivée du portoricain Iglesias, qui n’a pas changé comme le chantait son célèbre homonyme, et qui reste un passeur avec une solide expérience. Autour de lui, c’est l’attaquant réceptionneur méga-ultra physique Steve Hunt, qui lorsqu’il est en confiance et qu’il ne lâche pas la réception, a les moyens d’être le R4 le plus offensif de la ligue. Glenn Tuifua, c’est l’expérience de la Ligue B et une des plus belles mains notamment sur sa fameuse roulette au service. Les deux centraux ? Gosselin a trouvé une sacrée paire avec Guinter et Moreira. A la pointe, Lionel Coloras c’est aussi quelques belles années au poste et il avait surpris tous les parisiens au match aller en sortant une très grosse performance. Et le libero Romain Devèze est peut-être bien le meilleur libéro de la division. Comment expliquer dès lors, les difficultés du SNVBA ? Difficile de le dire, mais comme l’explique Dorian Rougeyron, le meilleur moyen de se sortir de cette passe difficile (précisons pourtant que le passeur canadien Mc Kay du début de saison est déjà parti pour « raisons personnelles ») est : « de sortir un gros match contre nous et ainsi de se replacer comptablement et psychologiquement ».

 

Dans les rangs parisiens, le mot d’ordre est : « on continue la marche en avant » semble-t-il. En effet, le Paris Volley, hormis sa défaite en terres nordistes contre un excellent Cambrai, enchaine les résultats positifs et ne compte pas s’arrêter là. Ainsi, en accumulant encore deux trois victoires et en fonction de ce que ferait Cambrai, la première place de la saison régulière pourrait être sécurisée et permettrait ainsi à Dorian Rougeyron et Christian Kapfer, le préparateur physique, de planifier la charge de travail en vue des Play-offs. Rappelons que seul le vainqueur de ces derniers, accédera à la Ligue A, contrairement à l’an dernier où l’AS Cannes était assurée de la montée à la fin de la saison régulière. Il sera notamment intéressant de voir si Greg Petty confirme sa montée en puissance, l’américain ayant réalisé une belle performance sur le dernier match contre Saint-Jean D’Illac. Le duel entre le stratège parisien Gigi Gjorgiev et les deux centraux nazairiens sera intéressant aussi. Guinter et Maycon Moreira ont une belle présence au fil et sont des options de choix offensivement pour leur propre passeur. A Charléty, la semaine d’organisation défensive a été en tout cas parfaitement orchestrée notamment par un David Chaudet des grands jours. Le jeune parisien étant capable de rendre fous ses partenaires d’entraînement en misant autant sur ses qualités techniques que sur son enthousiasme débordant.

 

Demain soir, la salle Pierre de Coubertin sera certainement à nouveau bien remplie. Saint-Nazaire faisant le plein bien souvent et a fortiori contre le Paris Volley, l’équipe que tout le monde veut épingler à son tableau de chasse. Il sera alors temps de savoir si les locaux auront enchaîné une nouvelle contre-performance à domicile ou au contraire, s’ils auront réussi à faire tomber le leader parisien. Bien malin est celui qui pourrait parier et s’assurer d’une côte fiable en tout cas. Même Robin Neraudau plus connu dans pour sa connaissance de la 2ème division anglaise de foot que celle du volley…

 

Bien des questions qui trouveront réponses ce vendredi soir…

 

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