Un 3/0 pas si simple…

04 février 2019

Lorsque l’on s’intéresse à un match, le paramètre le plus important semble être le score final bien évidemment. Mais à y regarder de plus près, le contenu est un élément fondamental. Et sur cette rencontre face à Avignon, force est de constater que la victoire n’a pas été aussi aisée que le score veut bien y laisser penser.

En effet, les vauclusiens ont confirmé qu’avec le retour de Bojovic, leur pointu absent depuis le début de l’année, ils pouvaient être les trouble-fêtes de cette fin de saison. Avec un bon Martinez à la passe, et si Panou prend toute la mesure de son nouveau poste d’attaquant-réceptionneur (il avait suppléé Bojovic à la pointe depuis le début d’année et évoluait à ce poste là derrière Patry à Montpellier l’an dernier), alors cette triplette peut voir venir du monde.

On a même cru qu’ils avaient particulièrement bien vu le Paris volley arrivé à la salle Champfleury. Plus que ça même puisque l’espace de quelques secondes, les vauclusiens ont été vainqueurs du premier set avant que l’arbitre ne remettre l’échange à rejouer permettant ainsi aux parisiens de finalement faire la différence et de gagner cette première manche.

Pourtant les coéquipiers de Pepe Gonzalez avaient bien commencé la rencontre, prenant l’avantage aux premiers temps-morts techniques à 8/5 et 16/11. Mais Bojovic justement, avec une belle variété à l’attaque pouvant tout autant couper sur la petite diagonale que de jouer les mains sur la ligne, et le puissant central Dolegombai, avec un bon franchissement notamment sur la fixe, permettent à leur équipe de repasser devant et mener 21/20. La fin du set est une succession de coups pour coups et sur une attaque de Gonzalez, bonne sans aucune contestation possible, et confirmée par le juge de ligne, le premier arbitre donne le point aux avignonnais et donc le gain du set. Mais devant la levée comme un seul homme des joueurs parisiens et de leur banc, l’arbitre remet le point à jouer. Alors qu’en soit, appelant son arbitre de ligne qui l’informait du fait que la balle soit bonne, elle aurait même dû donner le point aux parisiens. L’ambiance devient éléctrique. Un « ultra » (le seul) vauclusien venant derrière la chaise d’arbitre, envoyait quelques mots doux à Pepe Gonzalez. Lacombe, le libéro local, changeant de côté et réclamant que l’arbitre avait déjà rendu sa décision… Chacun retourne dans son camp et les vauclusiens ont donc à nouveau une balle de set que Gjorgi Gjorgiev annule et ce sont les partenaires de ce dernier qui finissent le set sur le score de 31/29. Autant dire que la première manche ne fut vraiment mais vraiment pas simple.

La deuxième fut mieux gérée par les parisiens. Prenant l’avantage dès le début notamment par la domination au centre d’Ardo Kreek sur Vandooren, les joueurs de la capitale vont mieux gérer et rester devant tout du long (8/4, 16/12, 21/15) et comme Julien Lavagne fait le match parfait en réception, la distribution de Gjorgiev s’en trouve simplifiée. Enfin elle est surtout rendu aisée par le fait que son pointu est (une fois de plus) stratosphérique. Gonzalez finira la rencontre à 24 points en trois manches… Avec un ratio de +18, 6 aces et 67% à l’attaque avec seulement deux fautes directes. L’argentin est solide, on le savait, il le confirme. A ses côtés, Greg Petty fait lui aussi le travail offensivement. Lui aussi terminera la rencontre à 69% d’efficacité à l’attaque. Et comme Franck Lafitte contre violemment Bojovic dont le nez s’en met à rougir, les parisiens enquillent les points et mènent donc deux manches à rien.

Le dernier opus de cette rencontre met les deux équipes au coude à coude. Notamment en raison de la bonne activité défensive des joueurs de l’AVB. Mais leur faiblesse semble être la réception et malgré les bonifications à la passe de Martinez, cela permet aux parisiens d’être plus présents au block, notamment sur un contre à trois où Gjorgiev vient verrouiller Bojovic. Danny Poda fait encore une bonne rentrée au service mais l’AVB revient au contact à 21/20 pour Paris. Les lumières commencent à s’éteindre progressivement salle Champfleury, à tel point que les parisiens veulent enchainer au plus vite pour éviter toute interruption du match. Et c’est ce qu’ils font.  Le match se termine donc sur le score de 25/22 et donc trois sets à zéro mais dans une rencontre où il aura fallu s’employer.

Le match ayant eu lieu vendredi et le prochain contre Saint Jean D’Illac étant dès jeudi, les parisiens étaient à l’entrainement ce dimanche. L’objectif annoncé par Dorian Rougeyron étant de continuer à prendre des points afin de creuser l’écart sur Cambrai et Martigues et de pouvoir ainsi modifier la charge de travail, notamment physique, afin de préparer au mieux les playoffs, période où tout sera remis en question. La domination du Paris Volley sur la saison régulière ne servira plus à rien et toutes les cartes seront distribuées à nouveau. Et l’adversaire en ¼ de finale sera donc le club classé 8ème (si Paris finit bien 1er) et on mettrait bien une petite pièce sur Illac ou Avignon justement. Les parisiens ayant lutté en Gironde (3/2) et s’étant employé ce week-end, tout ne sera pas si simple…

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