Rigueur et sérieux…

16 mars 2019

Ce vendredi soir, le Saint-Quentin volley, déjà assuré de terminer sa saison la semaine prochaine, recevait le Paris volley, déjà certain lui de finir la saison régulière à la première place.

En effet, le club nordiste, 11ème du championnat, ne pouvait plus ni lutter pour la 8ème place des play-offs, ni être rattrapé par France Avenir 2024. Leur bien pâle année sportive se terminera donc sur la dernière journée de saison régulière le week-end prochain. En théorie, la place est celle du relégable en Elite puisque les jeunes pousses du CNVB ne peuvent descendre. La fédération voulant garder la base de l’équipe de France U21 en Ligue B. Malgré le fait que pour l’instant, et malgré d’intéressantes prestations par moment, les minots de Montpellier n’ont gagné aucun match. Donc Saint-Quentin aurait pu avoir le visage triste pour son dernier match à domicile hier. Sauf que… en Elite, aucun club n’a déposé de dossier de validation de montée en Ligue B (reflet des difficultés du monde professionnel du volley) donc le Saint-Quentin volley se sait être maintenu et donc ses joueurs en vacances dans 8 jours…

Comme leurs homologues du Paris volley, eux, après leur victoire sur Cambrai la semaine passée, sont mathématiquement premiers du régulier donc, cela pouvait donner un match étrange et avec des lacunes d’investissement qui auraient eu à cœur de contrarier le coach parisien Dorian Rougeyron. D’autant plus que la phase de travail lourd des joueurs de la capitale se continuait et que ces derniers auraient pu commencer à pouvoir accuser le coup. D’ailleurs, au-delà de la gestion des physiques fatigués, le kiné parisien Erwan Tanguy s’était mué dans la semaine en crêpière du pays Bigouden pour penser la fatigue morale concomitante et donner un peu de baume au cœur aux joueurs après un des entrainements, transformant ainsi le vestiaire de la salle Charpy en crêperie.

Les uns en vacances, les autres fatigués et centrés sur les play-offs à venir, la rencontre possédait donc tous les ingrédients du match étrange. Rappelons que le Paris Volley malgré sa première phase quasi parfaite et ses 10 points d’avance sur Cambrai, n’est assuré en rien de remonter en Ligue A puisque cette année, et contrairement à l’an dernier, le premier de l’exercice régulier ne gagne pas le droit d’accès à l’échelon supérieur… Il faudra donc gagner les play-offs pour obtenir le fameux sésame. Autant dire que rien n’est fait…

A Saint-Quentin, le souci de Dorian Rougeyron était donc surtout de garder une dynamique positive. C’est ce qu’il s’est passé puisque ses joueurs ont gagné sans jamais être vraiment inquiétés, et en 1h12mn, cette rencontre.

Le six de base côté parisien restait semblable aux semaines précédentes hormis la titularisation de Alexandre Weyl au centre. Ardo Kreek et ses partenaires commençaient le match sérieusement donc et à 13/10 pour les parisiens, Julien Lavagne, plutôt assigné aux tâches plus défensives habituellement, avait déjà scoré quatre fois à l’attaque. Mais Saint-Quentin revenait et passait même devant d’un point au second temps-mort technique. Le score se tenait jusque 2O partout mais ensuite les fautes directes s’enchainaient côté nordiste et Paris faisait le break. Danny Poda effectuait une nouvelle entrée au service remarquée et remarquable, mettant la réception des locaux en difficulté puis concluait la manche initiale sur un ace. 25/21…

Dans le deuxième acte, le scénario était similaire et les deux équipes se partageaient les points mais Paris semblait maîtriser les débats. Le jeune passeur nordiste Liot ramenait toutefois son équipe à 18/19. Mais les visiteurs déroulaient sur la fin de set notamment à nouveau par ce « diable de Poda » comme l’aura nommé le speaker local, qui rentre à 22/19 en collant un ace et Paris mène 2/0 sur le score de 25/19.

A la pause des dix minutes, les parisiens présentent des visage concentrés et désireux d’en terminer. Le set commence donc bien pour eux et ils vont vite se détacher pour arriver à 16/12. Toutefois, à nouveau, le très bondissant Moussa Gueye (meilleur attaquant que contreur, certes pas aidé par la distribution très fine et efficace du stratège parisien Gigi Gjorgiev…) et ses acolytes recollent à -1 (15/16, 18/19, 19/20). Mais, une fois de plus, les parisiens appuient sur l’accélérateur au bon moment et s’échappent sans aucun stress pour remporter le dernier acte, 25/21.

3/0, une douche rapide, un arrêt nutritionnel de qualité, un retour sans encombre sur la route et à minuit trente, tout le petit monde parisien se retrouve à Charlety avec comme cadeau du coach, un week-end complet de libre afin de préparer au mieux la dernière ligne droite. Une planification certes, mais aussi une forme de récompense pour les qualités affichées hier soir, celles de la rigueur et du sérieux…

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