Paris laisse filer le match aller

10 avril 2017

Le club de la capitale s’est lourdement incliné, à domicile, face à Ajaccio 3 sets à 0 (20-25, 21-25, 22-25 en1h29) en quart de finale aller du championnat. Une victoire est impérative en Corse, mercredi soir, pour accueillir une belle à domicile, samedi prochain.

Chanson connue, air célèbre. Le Paris Volley n’a pas réussi à vaincre le signe indien qui le poursuit depuis le 22 janvier à domicile. Les Parisiens ont encore perdu à Charpy (c’est le 5e revers consécutif) face à une équipe d’Ajaccio appliquée et combative.  
Le Paris Volley entame le match pied au plancher et fait rapidement le trou après une balle passe renversée de Dimitri Walgenwitz (qui remplaçait Pinheiro, suspendu, à la passe et qui a tenu son rang) pour Thiago Sens (3-1) suivi d’une fixation de Kreek. Gergye maintient la pression mais Ajaccio revient petit à petit grâce aux parpaings de Mijailovic (6-4). Les Corses commencent à pointer le bout de leur nez à l’image de ce rallye conclu par Petreas (6-5). Gergye puis un beau rallye remporté par les Parisiens permettent aux locaux de virer en tête au premier temps mort technique (8-5). On ne le sait pas encore mais les champions de France en titre viennent de manger leur pain blanc. C’est l’une des rares fois de la soirée où les hommes de Dorian Rougeyron auront pris le score. Car Ajaccio revient. Dailey et Petreas au centre puis un block sur Thiago permettent aux Gaziers d’égaliser (9-9). Et ils continuent ensuite d’appuyer sur l’accélérateur : Thiago est remonté et Mijailovic conclut avant un block sur une pipe de Gergye (10-13). Kreek, au centre, stoppe l’hémorragie. Simovski s’y prend à 2 fois pour poser ses banderilles avant un point malicieux (le ballon juste poussé dans les mains du block) de Gergye. Paris s’accroche face à des Corses qui déroulent leur jeu, sans génie. Franco blocke Simovski (13-14) avant d’être blocké pour le dernier point avant la seconde pose technique (13-16). Le GFCA gère tranquillement son avance jusqu’au money time (16-20). Ajaccio fait bien ce qu’il sait faire : passer par le centre avec Dailey et blocker (toujours Dailey sur Thiago). Un block, justement, de Takaniko sur Gergye donne 4 balles de set aux visiteurs. Une faute de Holmes, mais la passe était un peu base, plie immédiatement la première manche (20-25 en 28 minutes).
Ajaccio ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Simovski inscrit le premier point de la deuxième manche avant une feinte de Takaniko (0-2). Paris ne veut pas se laisser distancer et revient grâce à une première main de Walgenwitz qui conclut un beau rallye (2-2). Dailey fait mal au service, Thiago est blocké et Ajaccio vire en tête au premier temps mort technique (5-8). Les GFCA maintient sa main mise en repoussant les assauts de Thiago. On croit que les visiteurs ont fait un trou définitif mais Paris revient au score grâce à un Franco retrouvé (14-15) … avant une nouvelle série corse jusqu’à la pause technique (14-18).  Paris tente bien de se rebeller grâce à Kreek, une attaque trop longue de Miranda et un ace de Gergye (19-21) toujours incisif. Mais Mijailovic maintient l’avance des Corses. Les Gaziers maîtrisent avec le service de Dailey (19-23) avant qu’un block sur Kreek ne donnent 3 balles de set aux coéquipiers d’Exiga. La première est la bonne : un ace de Takaniko crucifie Paris (21-25 en 30 minutes).
Aïe. Le spectre d’une nouvelle défaite à Charpy se profile pour un groupe qui n’a pas (encore) emballé ce premier match des playoffs. Mais les locaux n’embraient pas ce 3e set de la meilleure des manières avec une passe ratée de Taichiro Koga et une attaque trop longue de Thiago (0-2). Après 2 attaques relevées de Castard, Franco trouve les mains du block corse pour conclure un beau rallye (2-3). Franco égalise et Paris s’accroche, montre un regain d’agressivité et semble vouloir forcer son destin dans une rencontre déjà bien mal emmanchée (7-7). Mais la chance, sans doute provoquée par la combativité des Corses à l’image de la défense de Takaniko pour un block-out de Petreas (7-8), ne bascule pas du côté parisien. Dans la foulée, Ardo est blocké et Ajaccio s’enfuit (7-9). Un extraordinaire rallye (le point du match sans aucun doute) conclu par Gergye en poste 4 permet aux Parisiens d’égaliser et d’espérer encore un renversement de situation. Auncune des 2 formations ne veut céder avant un nouveau coup de dame chance : le service de Miranda touche le filet, Thiago relève comme il peut avant que , après cette réception difficile, Gergye ne sorte le ballon (11-13). Miranda poursuit par un ace, Franco est relevé et Castard tape fort dans les mains du block parisien : les Gaziers enfume Charpy et font le trou jusqu’à la seconde pause technique (12-16). Mais l’hémorragie continue avec un block sur Thiago. Mais Paris ne veut pas mourir : Kreek blocke Castard avant une belle fixation (15-20). Ajaccio gère son avance sans trop de pression et Castard se permet même un ace (17-22). Paris respire encore et revient avec un block de Thiago sur Castard (20-22). Trop tard Miranda donne de l’air au GFCA après une attaque et un service gagnant qui octroie 4 balles de match aux Corses. Holmes puis Franco, au terme d’un rallye épique, retardent l’échéance. Mais la 3e balle est la bonne : en poste 2, Castard envoie une mine sur Holmes qui ne peut remonter le ballon (22-25 en 31 minutes).
La messe est dite. Paris s’incline à domicile et devra l’emporter dans la cité impériale, mercredi soir, pour ne pas être en vacances. De son côté, sans crier au génie, une équipe d’Ajaccio solide a mis « Paris K.O. et frappé un grand coup » analyse Corse Matin, ce dimanche. Mais le quotidien local précise que « si Ajaccio prend une option sur la qualification, le Paris Volley n’a pas dit son dernier mot ». Des 2 cotés, l’espoir fait vivre.

Le match en chiffres
24 : les fautes directes parisiennes (quasiment un set) contre 11 aux Corses.
16 : les points de Franco, meilleur marqueur de la rencontre avec 48% de réussite en attaque. Le Brésilien devance Gergye (15 points et 56% de réussite) et Mijailovic (13points et 67 % de réussite).
7 : les blocks parisiens dont 3 pour Thiago et aucun, chose rare, pour Kreek.

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