Le Paris Volley est aux anges

16 octobre 2017

Le club de la capitale s’est facilement imposé face à Rennes en trois sets expéditifs (25-17, 25-12, 25-21) lors de la première journée de Ligue AM, après avoir commémoré la mémoire de Patricia Rougeyron, une dirigeante historique du club, décédée au cœur de l’été.

Tout a commencé, ce dimanche ensoleillé, par un grand moment d’émotion pour se terminer par de grands sourires. Des larmes aux rires. L’émotion d’abord avec cet hommage rendu à Patricia Rougeyron, l’âme du Paris Volley depuis 20 ans, la mère et l’épouse, décédée cet été. Après la bouleversante minute de silence puis d’applaudissements, son étoile a brillé au firmament de cette rencontre.


Un ange a plané sur cette rencontre et ses ailes ont bien aidé les joueurs parisiens à survoler la rencontre. Car oui, le Paris Volley a surclassé son adversaire pendant 3 sets. Le collectif parisien a broyé la formation bretonne : Nuno Pinheiro, pour la première fois de la saison à la baguette. Au block, Franck Lafitte, retrouvé, avait décidé de se faire plaisir et Mitch Stahl, malgré une entorse de la cheville, s’est montré impressionnant au service. En attaque, le lion Pavel Kuklinski a rugi, Julien Lavagne a été consistant dès qu’on lui a fait confiance, Wouter Ter Maat a été déterminant au premier set et le feu-follet Roland Gergye a été virevoltant, le meilleur marqueur du match avec ses 15 points. Dès l’entame, les joueurs de la capitale mettent la main sur le score. Jamais les Rennais n’arriveront à enrayer la mécanique parisienne. Gergye, Kuklinski et Ter Maat mettent rapidement les locaux sur orbite (8-5 puis 16-12) bien aidés aussi par les erreurs bretonnes en attaque. A l’image de son set étincelant, Roland Gergye inscrit le dernier point de la manche, alors qu’il avait inscrit le premier (25-17). « Dans ces premiers matchs de championnat, c’est la première équipe qui arrive à se libérer de sa crispation qui l’emporte, analyse Dorian Rougeyron. Et il y avait de la crispation chez nous comme du côté rennais, reconnaît le coach parisien. On travaille tous de puis mi-août pour arriver à ce moment et quand on y est tout le monde est un peu tendu. En prenant le score (2-0 puis 8-5) on s’est mis en ordre de marche. »


Malgré quelques petites fautes en attaque le block-défense parisien poursuit son travail de sape et les Bretons perdent pied physiquement dans le deuxième set. Au cœur de cette seconde manche, l’impressionnante blessure de Gregory Petty, le réceptionneur-attaquant américain de Rennes, achève les visiteurs qui perdent le set sur un terrible 25-12.


Après avoir touché le fond, les hommes de Nikola Matijasevic n’ont plus rien à perdre et entament la 3e manche tambour battant. « Ils ont alors tenté le tout pour le tout, explique Dorian Rougeyron. Ils ont pris des risques au service et ont été plus agressifs en défense. Rennes mène 14-9 et je décide alors de faire rentrer Julien Lavagne. Il nous amène son énergie et remet l’équipe sur de bons rails ». Lavagne inscrit alors son premier point puis un ace et permet aux joueurs de la capitale de recoller au score (13-14 sur un block de Lafitte). Grâce à une première main de Nuno Pinheiro et un ace de Mitch Stahl, les locaux reprennent l’avantage (20-18). Rennes ne reviendra pas. A l’image de son plaisir retrouvé et de sa motivation, Franck Lafitte inscrit le dernier point de la rencontre (25-21).


« Cette victoire est intéressante par le fond et par sa forme, analyse le coach parisien. C’est la victoire d’un collectif qui ne savait pas trop où il en était avant ce premier match mais qui s’est forgé un caractère. Il y a eu du dépassement de soi avec notre américain Mitch Stahl qui est arrivé mardi, s’est blessé samedi matin et a joué malgré son entorse. Il y a aussi l’entrée de Julien Lavagne qui a aidé l’équipe à revenir au score et à gagner dans le 3e set. C’est bien de gagner de cette manière ». Maintenant, c’est une montagne qui se dresse face aux Parisiens pour leur prochaine rencontre. Dimanche prochain, le Paris Volley se déplace chez le champion de France en titre, le Chaumont Volleyball 52 Haute-Marne. Les Parisiens voudront confirmer ce beau succès face à des Marnais faciles vainqueurs à Nantes 3 sets à 1. Un duel de champions.

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