La victoire du travail...

04 mars 2019

Samedi, sur les bords de la Méditerranée, le Paris volley, leader de la Ligue B, affrontait donc une équipe de Fréjus, actuellement 5ème et aux velléités d’assurer la meilleure place possible en play-offs.

 

Et dans un match à haute intensité et finissant sous tension, la victoire est revenue aux fils du PUC (le Paris volley étant la section professionnelle adossée à l’entité omnisport du Paris Université Club, club ancestral de la rive gauche parisienne et présidé par Michel Semper, soutien inconditionnel du Paris volley depuis des années et même dans la tourmente de la dernière intersaison).

La rencontre a été extrêmement indécise avec trois des cinq sets de finissant à 25/23. Et un chassé-croisé permanent. Ce fut donc ardu mais au Paris volley cette année, souvent ça brille, gîte parfois dans la tempête, mais surtout cela travaille dur. 

En très bonne voie depuis deux semaines pour récupérer la place de premier de la saison régulière qui assurerait l’avantage du terrain jusqu’à même une éventuelle participation en finale, le coach parisien, Dorian Rougeyron, a décidé de faire rentrer son équipe dans une planification visant à amener les joueurs à un pic de forme en play-offs.

Cela demande donc depuis deux semaines une augmentation de la charge de travail notamment en ce qui concerne le domaine physique. Avec trois séances de musculation par semaine, les courbatures étaient encore bien présentes au coup d’envoi. Même le monstre de physique qu’est Ardo Kreek faisait état d’ischio-jambiers encore bien tendus. Mais pour autant cela n’aurait pu servir d’excuses à une éventuelle défaite. Simplement cela peut, après coup, expliquer certaines difficultés dont notamment une efficacité à l’attaque moins élevée qu’à l’accoutumée (48% contre 59% la semaine dernière par exemple).

Dans la composition de début de match côté parisien, le point notable est à la titularisation du jeune Danny Poda à la pointe. Gonzalez toujours out et en phase de récupération, le choix se portait entre remettre Lucas Lilembo comme sur les deux derniers matchs ou essayer le réceptionneur-attaquant qu’est Poda mais qui est bien à l’aise aux 3m au poste 1. C’est d’ailleurs le poste qu’il occupait quand il a été détecté dans son club de formation à l’ACBB. Et le boulonnais d’origine s’en est extrêmement bien sorti. Il termine la rencontre à 17 points et un ratio de +11.

La première manche démarre sur des bases équilibrées mais Fréjus enclenche la seconde et se détache aisément et va même jusqu’à mener 16/10. Le club local s’appuie sur un block /défense bien propre, ce qui leur permet de défendre de nombreuses fois et contre-attaquer avec notamment le bondissant Pajic, joueur de mains à l’attaque. Les parisiens serrent le jeu et reviennent mais malgré tout c’est le classique coup du yo-yo et alors que Paris pense revenir à 24 partout, mais ce sont bien Attié and co qui remportent le set, 25/23.

Le deuxième acte se déroule sur le même scénario mais Fréjus reste plus au contact avec notamment la bonne prestation de Pierre Vivier qui inscrit 6 points dans ce set avec un pourcentage de près de 70% à l’attaque. Et cette fois-ci, les parisiens passent devant dans le money-time et le score est inversé (23/25). Un set partout.

C’est alors qu’Ardo Kreek décide de se réveiller, lui qui avait commencé la rencontre plus difficilement. Il enchaîne alors les aces. Il atteindra même le score hallucinant de 6 services gagnants dans cette troisième phase du match. En y ajoutant une attaque et un block, l’estonien inscrit donc un tiers des points parisiens dans ce set. Ce dernier est donc à sens unique et Paris s’impose très (trop ?) facilement sur le score de 25/11.

Cela peut sentir le coup fatal pour les partenaires de la doublette de passeurs Audric et Suc qui se relayent mais Fréjus prend vite l’avantage menant même 16/9. On se dirige donc vers un tie-break mais Paris réussit à repasser devant à 21/20 dans une fin de set houleuse notamment entre l’entraineur varois, Loïc Geiler, fils de l’ancienne talentueuse joueuse de l’équipe de France, Brigitte Boulay Geiler, et le banc parisien. Fréjus remporte la manche et l’ultime acte décisif aura bien lieu.

Ce duel final va en revanche tomber à l’eau puisque Paris se détache directement et irrémédiablement. Et malgré la fatigue, Kreek finit en trombe avec 3 contres dans le set. Le colosse parisien finit la rencontre à 20 points, score très élevé pour un central. En y ajoutant la grosse prestation de Grégory Petty (22 points), à nouveau l’activité débordante du multi-tâches Lavagne, le match complet de Alex Weyl au centre, la stabilité de Ryuta en réception et donc la belle première de Poda à la pointe, les ingrédients étaient suffisants pour battre cette valeureuse équipe varoise qui aura son mot à dire en play-offs à coup sûr.

La prochaine rencontre opposera le Paris volley à son dauphin Cambrai. Les nordistes ayant remporté le match aller et compte tenu du fait que les parisiens sont dans cette phase de préparation physique très exigeante en vue des play-offs, l’opposition s’annonce très équilibrée.

L’idée pour le Paris volley étant donc de continuer à engranger des victoires et cela grâce au fruit de leur travail…

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