Finir l’année sur une bonne note…

19 décembre 2018

La semaine dernière a été décevante pour le Paris volley sur un plan comptable. Sorti de la coupe par Narbonne qui a fait parler son statut d’équipe de Ligue A et battu par une équipe de Cambrai, en
championnat, qui a fait valoir son statut de dauphin et même plutôt de candidat solide à la montée.

En effet, lors de la défaite au tie-break des parisiens, les cambrésiens ont fait preuve d’un niveau de jeu et notamment de service rarement rencontré. 20 aces en un match, c’est ce qui ressemble à un record. Dorian Rougeyron le coach parisien évoquant que de son passé à la tête du club, et même avant, il ne se rappelait pas une équipe en faire de même. Et pourtant Paris a pu croiser déjà le grand Kazan, et ses serveurs de feu comme Leon, Mikhailov ou Anderson. Mais là c’était du Yannick Bazin « on fire » et ses partenaires ont suivi.
Mais si d’un point de vue victoire/défaite, le résultat n’est pas aussi bon que les 9 victoires d’affilée, il faut aussi prendre conscience que c’est un point de pris à l’extérieur, chez un concurrent sérieux qui n’avait lui-même que perdu à Martigues, autre équipe ayant poussé Paris dans ses retranchements.
Le décor est clairement posé à la veille de ce dernier match de la saison régulière. Le retour en Ligue A, il se mérite et il est loin d’être donné d’avance.
Et c’est Saint-Quentin qui frappe à la porte de la salle Charpy ce jeudi 20 décembre. L’autre club du Nord en ligue B, a un passé solide à ce niveau et même au-dessus puisque les saint-quentinois ont vécu en Ligue A déjà. Et en début de saison, c’était une des formations pressenties pour jouer le haut de tableau. Pour l’instant, les résultats n’ont pas donné raison à ce pronostic mais les joueurs de l’Aisne ont des arguments à faire valoir.
En effet, elle s’articule notamment autour de son colosse Maoni Talia qui a porté Avignon l’an dernier en réalisant une saison extraordinaire à la pointe. Lorsque le joueur aux mollets plus épais que les cuisses de bien des joueurs, rentre dans son ballon sur la petite diagonale, les casques peuvent être sortis !!!! Amateurs de trous dans le parquet, bienvenue à Charlety ! Les picards s’appuient aussi sur deux centraux solides, Walsh et le bondissant Mousse Gueye qui occupe la deuxième place du classement des centraux sur les statistiques individuelles. A la passe, c’est le jeune Tom Liot qui bénéficie du départ du passeur titulaire avant le début de saison, pour se construire une première année à ce niveau. Et quand des centraux tournent bien, c’est généralement que le passeur les approvisionne avec qualité.
L’adversaire, c’est une chose ! Mais déjà, se centrer sur son propre jeu est le défi qui attend les parisiens demain. En effet, les deux défaites de la semaine dernière ont montré quelques zones à améliorer, notamment la « Pepe-dépendance ». Ah, il est certain que l’argentin de Paris a montré contre Cambrai qu’il n’était pas le 3ème meilleur marqueur de Ligue A l’an dernier pour rien. 41 points avec une réussite de 75% à l’attaque. Autant dire qu’il a eu tous les ballons et qu’il était en feu… Le point est là justement. Si Gonzalez est moins en réussite, comment articuler le jeu en le sollicitant moins ? C’est le travail que le coach parisien a pris en main cette semaine. En discutant notamment avec son passeur titulaire Gjorgi Gjorgiev. Le macédonien pourra s’appuyer sur Danny Poda qui a démontré avec ses deux rentrées en cours de match (titulaire puis sorti puis revenu à Cambrai) qu’il pouvait être précieux à l’attaque aussi. Et Julien Lavagne a à cœur de clore cette phase aller en trombe. Il nous évoque le match de demain : « j’espère qu’on aura retenu les leçons des deux derniers matchs. Il faut rebondir pour reprendre la marche en avant et pour aller chercher une montée qui sera difficile à obtenir comme nous l‘avions prévu. Cela prouve bien que nous ne sommes pas au-dessus de tout le monde et que quand on travaille bien on gagne. Mais que si on bosse moins bien, on se fait accrocher. » Le réceptionneur-attaquant considère toutefois que : « on a fait une bonne semaine dans l’engagement et la communication et ça va payer ».
C’est ce que les Fénix, supporters du Paris volley, espèrent en ce dernier match de l’année 2018, marquée par plein de soubresauts mais dont le futur est devant lui. Les parisiens seront à nouveau derrière leur équipe demain et lever un verre à la fin de la rencontre sur une victoire serait le plus beau des cadeaux à leur offrir. Finir l’année sur une bonne note quoi…

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