Et c’est parti…

01 avril 2019

Les play-offs ont commencé, le ¼ de finale est lancé, la voie à suivre est établie…

Dans la première manche du quart de finale qui oppose le Paris volley à Avignon, ce sont les parisiens qui se sont imposés ce samedi et qui auront donc droit à un joker le week-end prochain en salle Charpy. Ils pourront se qualifier dès le samedi soir en cas de victoire mais auraient encore une possibilité en cas de défaite et ils rejoueraient ainsi le dimanche à 15h. On imagine aisément que Dorian Rougeyron préférera que ses joueurs s’imposent en deux rencontres sèches.

Toutefois, à voir comment les avignonnais sont rentrés dans le match, on peut être certain qu’ils retenteront crânement leur chance et prendront un maximum de risques notamment au service pour essayer de faire douter l’ogre parisien. Et c’est dans ce secteur qu’ils peuvent être bien plus efficaces que sur ce match. Ils ont terminé à 2 aces pour… 18 fautes directes. Le passeur, Ricardo Martinez, peut servir vraiment efficacement. Bojovic, le solide pointu, a lui fait 5 fautes pour zéro ace. La prise de risque n’a pas fonctionné mais cela pourrait basculer sur le prochain débat. Idem pour Bonnefoy et encore plus Panou. Vandooren et son flottant peuvent être encore plus usants, un seul ace sur Homma Ryuta mais trois fautes directes qui ont fait mal aux locaux. Pour résumer, le potentiel service est élevé et il est absolument évident que les sudistes prendront tous les risques sur le début de match. Si Paris n’est pas prêt au combat et que les joueurs de José Amet sont en réussite, ils pourraient très bien se dire « et pourquoi pas ? ». En revanche, si Julien Lavagne, Greg Petty et Homma Ryuta tiennent dès le début du match et permettent à leur équipe de prendre les devants, il est possible que les sudistes lâchent…

Sur ce match aller donc, les locaux ont semblé rentrer dans la partie avec les meilleures intentions du monde et notamment le coach José Amet, debout le long de ligne de côté et bien actif, au lieu de son coaching plus intériorisé sur sa chaise qu’il peut avoir parfois. Avignon sert bien, Greg Petty lâche deux réceptions, Bojovic prend sa balle grand bras et le score reste serré. Mais un beau block d’école d’Alex Weyl sur le pointu offre un break aux parisiens qui atteignent le second temps-mort technique à 16/12. Gjorgi Gjorgiev, bien que gêné physiquement par un torticolis aigu contracté la veille et pourtant d’attaque après les soins prodigués par l’excellent kiné parisien Erwan Tanguy aux mains magiques, se mettait lui aussi en évidence au contre (4 au total sur le match) et Paris s’envolait vers le gain du premier set remportait facilement sur le score de 25/16 avec notamment un immense Pepe Gonzalez au service. En face, les fautes s’étaient accumulées sur la fin de set avec en point d’orgue cette « pipe » donnée par le libéro Lacombe à Bonnefoy alors que la solution la plus évidente était de lever la balle à son pointu. Sur son banc, José Amet se prenait la tête à deux mains de ce choix abscons et de la frappe dans le fil de Bonnefoy qui en découlait.

Le deuxième set aurait pu faire très mal aux vauclusiens mais au contraire, ce dernier allait se révéler le plus équilibré des trois. Et l’un des acteurs locaux de cette belle prestation aura été, à nouveau pourrait-on dire, le passeur Ricardo Martinez. Si Gjorgiev a été reconnu par les entraineurs de Ligue B comme le meilleur au poste, on peut émettre l’idée que Martinez est le deuxième au classement. En tout cas, sa qualité de main et sa vision du jeu sont indéniables. Il jouera d’ailleurs parfaitement ses centraux, Dolegombai et Vandooren. Et Avignon mène la danse, passe à la mi-set en tête (16/13), reste devant (21/19). Paris enchaîne quelques mauvaises actions (passe trop basse de Gjorgiev pour Weyl, ace pris par Ryuta, passe de transition ratée…) et les vauclusiens peuvent y croire. Mais Alex Weyl, à nouveau, va étouffer Dolegombai sur une réception enfermant Martinez en 2. Puis, une nouvelle pipe donnée à Bonnefoy sur une défense va avoir la même issue qu’au premier set et finit dans le filet. Au grand dam de Amet qui mime à son joueur dix fois qu’il fallait poser la feinte à ce moment-là. 24 partout, on est dans le money time et malgré la passe délicate qu’il reçoit, ce diable de Gonzalez trouve une petite diagonale que le passeur remplaçant d’Avignon, Urnaut (rentré au block), ne remontera pas. Relance parisienne sur la balle de set et Paris s’impose au forceps 26/24. La possibilité pour Avignon de signifier à son adversaire que la bataille serait rude était passée.

Dès lors, et après la pause des dix minutes, le match basculait au sens unique. Pourtant, Bojovic gardait le rythme finissant le match à 58% à l’attaque mais en face, les hommes de Dorian Rougeyron ne lâchaient rien et l’écart se creusait inexorablement pour finir sur une avance de 11 points et une marque finale de 25/14.

Paris aura donc fait un grand pas vers la qualification en gagnant ce premier match à l’extérieur bien piégeux. D’ailleurs, comme annoncé par la LNV elle-même comme peu favorisante pour le mieux classé de la saison régulière, l’épreuve des play-offs aura mal démarré pour Martigues (3ème) et le Plessis-Robinson (4ème) qui se sont inclinés à Saint-Nazaire et Illac, respectivement. Cambrai lui s’en est sorti, non sans mal (3/1) à Fréjus. Mais la plus grande erreur des partenaires de Julien Lavagne serait donc de considérer la qualification comme acquise. Il convient de remporter un deuxième match pour cela et Avignon n’arrivera pas en victime expiatoire samedi prochain à Charléty. Et Martinez et Bojovic vont emmener leurs coéquipiers dans leur sillage de compétiteurs. Or si d’aventure, Avignon venait à remporter ce match retour, alors la pression changerait de camp sur la belle qui aurait donc lieu le dimanche après-midi.

C’est l’apanage et la beauté des play-offs d’ailleurs, de permettre les plus beaux renversements de situation. Et pour tous ces moments que le Paris volley souhaiterait vivre jusqu’au soir de la finale retour, on peut considérer que pour le show, c’est parti…

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