Duel d’Historiques...

01 mars 2019

Quand un monument du volley-ball français en rencontre un autre, c’est tout un pan de l’histoire de ce sport qui se présente ce samedi en la fameuse salle Sainte-Croix.

En effet, opposé au Paris volley et ses nombreux titres, c’est l’ombre, et potentiellement le renouveau, du grand Fréjus de la fin des années 80/ début 90 qui sera là. Fréjus, alors champion 3 ans de suite (87, 88, 89) et pour la dernière fois, vainqueur du doublé coupe championnat en 1992, avant de disparaître du paysage professionnel. Canal + partant alors créer le PSG Asnières (champion en 1993) puis le PSG racing qui lui-même disparaissant se fera absorber par ... le PUC (champion en 96, 97, 98) devenant ainsi le Paris volley.

La boucle est bouclée...

Cours d’histoire de volley, L3.

Et si Paris a été le premier club français à remporter la ligue des champions en 2001, Fréjus avait failli réaliser cet exploit en 1990, ne perdant qu’au tie break contre le Phillips Modène de Bernardi, lui-même perdant contre le Paris volley avec Trévise en 2001.

Lorenzo Bernardi, qui lui est, par ailleurs, aujourd’hui, coach d’une des plus belles armadas (Leon, Atanasjevic...) du volley mondial, au Sir Safety Perugia. Ce genre de grosses cylindrées que le club parisien aimerait retrouver à plus ou moins courte échéance.

Cours d’histoire du volley, master 2.

Mais la route est tellement longue d’ici là. Et c’est un sacré euphémisme de le dire.

Une grosse bataille à Saint-Nazaire, une défaite à domicile contre Martigues, les parisiens ont compris depuis longtemps que la route vers la Ligue A n’allait pas être une autoroute.

Et la prochaine étape est donc cette équipe de Fréjus, ayant fraîchement rejailli de ses cendres. Les varois ont obtenu leur ticket vers le monde professionnel et la ligue B l’an dernier et pourraient donc être considérés comme novices en la matière. 

Toutefois, plusieurs éléments de l’équipe connaissent parfaitement le haut niveau. Et au premier rang d’entre eux, leur coach, Loïc Geiler, ancien immense joueur international à la carrière malheureusement bien trop courte en raison notamment d’une grave blessure à l’épaule. Pourtant le frère de Baptiste (meilleur joueur de Ligue A avec Poitiers l’an dernier et à Chaumont cette année) aurait pu devenir l’un des grands de l’histoire du volley français.

Aujourd’hui, il dirige donc cette équipe où d’autres joueurs ont connu la ligue A comme l’ancien parisien Raphael Attié (et un de plus, un), ou les passeurs Jérémy Audric et Corentin Suc, passés entre autres par Cannes et Poitiers. 

On y ajoute l’imposant Simin, ancien d’Ajaccio et Falafala passé par Tours et cela vous donne une équipe qui occupe à ce jour, la... 5eme place du championnat de Ligue B.

Et surtout les sudistes sont sur trois victoires consécutives, confirmant leur bonne forme du moment. 

Alors bien sûr, d’aucuns diront que sur un poste clef comme celui de l’opposition au passeur, le pointu fréjusien n’est pas le plus impressionnant physiquement du championnat et son nom ne parle pas à grand monde, mais Pajic est bien tout simplement le deuxième marqueur de Ligue B avec 362 points à son actif. Derrière Romac de Cambrai (371), et devant…le pointu parisien Pepe Gonzalez (351). Alors bien sûr, l’absence de Gonzalez sur les deux derniers matchs a permis aux deux autres de passer devant mais cela montre surtout la valeur de Pajic.

Côté parisien, l’instant est au travail. Après la défaite contre Martigues et en prévision des Playoffs, Dorian Rougeyron a intensifié la charge de travail. Ardo Kreek, Julien Lavagne, Franck Lafitte montrent l’exemple aux plus jeunes et tout ce petit monde espère donc se remettre en marche demain soir. Bien évidemment, le spectre du Grand Fréjus planera au-dessus des joueurs actuels du club varois et ces derniers auront à cœur de contrarier les projets parisiens.

Demain cela commencera bien sûr par une rencontre en trois manches gagnantes et un simple duel entre douze hommes sur le terrain mais il paraît que l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement. Les parisiens espèrent donc que la route du succès en Ligue A interviendra avant celle, peut-être un jour, de Fréjus à nouveau.

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