Demi-finale retour : Illac en favori ?

19 avril 2019

Ce samedi, le Paris Volley reçoit Saint-Jean-D’Illac en demi-finale des play-offs de Ligue B. Malgré la victoire parisienne à l’aller, les girondins semblent faire figure de favoris…

En effet, à la lecture des déclarations répétées émanant de la région bordelaise, il apparait cohérent de dire que les abeilles illacaises sont en mesure de renverser deux fois (car il faudra deux victoires à Illac) le Paris Volley dans sa salle.

Revue de littérature :

Moulinier, capitaine illacais : « on a les armes », « c’est notre place d’être dans ce dernier carré », « clairement, on a vu depuis la demi-finale aller que l’on peut avoir les opportunités », « je pense vraiment qu’il y a de la place. Ce n’est pas un exploit irréalisable », « je suis persuadé qu’on a les armes pour aller chercher notre place en finale », [on a] la ferme intention de renverser la vapeur »  et un superbe « on est dans un état d’esprit conquérant, avec l’intention d’aller chercher une place en finale »…

Anisse Guechou, coach girondin : « la force collective d’Illac les a déstabilisés », « nous avons montré aux parisiens que s’ils voulaient gagner, il fallait être très bon », « Paris n’est pas habitué à avoir une équipe aussi ambitieuse en face », « ils ne sont pas habitués à être dominés », « on a beaucoup d’ambition », « il y matière à faire face à eux (face aux parisiens, NDLR -ou note de la rédaction à ne pas confondre avec MDR- entend l’entraineur) …

Vladimir Cedic, central illacais : « on va montrer les crocs », « on va aller à Paris avec tout ce qu’on a car nous on y croit ».

Stéphane Hassoun, président de Saint-Jean-D’illac (et au demeurant, incroyable de travail, d’énergie et d’entrain pour son équipe et son club, une fraîcheur et une envie qui font réellement et franchement plaisir à voir dans le monde professionnel du volley) : « les joueurs n’ont clairement pas de limites », « on espère s’offrir un match d’appui dimanche ».

Le contexte est posé. Illac ne vient pas en faire-valoir à Paris et même, bien au contraire, est convaincu d’avoir toutes les armes pour envoyer le club de la capitale au tapis. La victoire en terre bordelaise lors du match aller (3/2) ne serait même qu’un épiphénomène que les joueurs d’Anisse Guechou vont aisément surmonter.

Et, en effet, les abeilles ont mené par deux fois dans cette rencontre aller, remportant le premier set 26/24 (les parisiens avaient préalablement posé un 25/23 hypothétique mais qui n’a pas trouvé preneur auprès du corps arbitral) et le troisième set (25/21). Les parisiens avaient alors eu vraiment beaucoup de chance de repartir avec la victoire tant la prestation girondine avait été de haut vol, surclassant son adversaire. Cinq joueurs à plus de 10 points avec un ratio général de +23 quand Paris finissait poussivement la rencontre à +35. La prestation offensive des locaux du soir était d’excellente facture à 46% de réussite, tout juste à peine inférieure à celle des parisiens à 50%. Pas même l’épaisseur d’une aiguille de pin dont la commune est recouverte à près de 75% (on peut aimer le sport et avoir quelques notions cadastrales).

Paris avait donc réussi à renverser la vapeur mais de si peu et s’imposant sur le fil, 25/20 puis 15/10 dans les deux derniers sets. Le couperet n’était pas passé loin.

Dès lors, ce match retour s’annonce passionnant. En effet, face à cette belle équipe girondine, il va falloir aux joueurs de Dorian Rougeyron de devoir élever leur niveau de jeu s’ils veulent empocher cette place en finale convoitée par leurs adversaires. Convoitée ? Non, objectivement réclamée semble-t-il donc. Il faudra notamment retrouver un Pepe Gonzalez des grands soirs lui qui a été parfois malmené à l’aller, ne finissant le match qu’à 32 points.

En tout cas, s’il était nécessaire d’en avoir confirmation, le premier acte de cette partition à trois temps aura bien mis en évidence le rôle absolument déterminant de Carlos « Kadu » Antony. Le joueur franco-brésilien fut, à l’instar de ce qu’il a réalisé sur la saison, excellent tout le match. Stable derrière, défendant parfaitement, incroyablement efficace à l’attaque avec un nouveau match à plus de 60% et jouant juste avec au total, uniquement deux fautes directes dont une à l’attaque et l’autre au service. Ce joueur vaut de l’or.

On l’aura compris, Paris est au pied du mur ! Une défaite et il y aurait un match d’appui dimanche qui tend les bras aux illacais et alors les portes de la finale leur seraient grandes ouvertes. Il va falloir faire mentir les bookmakers, Saint-Jean-D’Illac semble bien être le grand favori de cette demi-finale…

 

Laisser un commentaire

Pseudo (requis)

Mail (requis) - Ne sera pas publié

Commentaire

Code sur l'image ci-contre

Cette étape sert à éviter les messages automatisés.