De l’Avenir à l’Histoire…

01 février 2019

Entre le dernier match des parisiens, joué contre le Centre National de Volley-ball (renommé France Avenir 2024 pour ce championnat de Ligue B), et celui à venir ce vendredi contre Avignon en ce lieu chargé d’histoire, ce sont deux visages bien différents de la Ligue B qui se seront présentés.

En effet, si les jeunes pousses du CNVB ont opposé une résistance basée sur l’enthousiasme et l’insouciance et qu’ils représentent le futur, les avignonnais vont offrir un visage plus expérimenté et marqué par leur connaissance de la Ligue B.

Revenons tout d’abord sur ce match contre les « potentiels » futurs joueurs de l’Equipe de France.

Dans un premier set mené tambour battant par les parisiens, où ils n’auront laissé aucune chance à leurs adversaires, les points défilent rapidement notamment sous l’impulsion d’un Ardo Kreek bien en jambes et qui finira la rencontre à 7 blocks ! Paris remporte le 1er set sur le score de 25/17 et semble se dire que la soirée s’annonce aisée. Mais comme dans toutes ces rencontres où la première manche est gagnée trop facilement et où la concentration tombe d’un coup, la suite s’est avérée plus compliquée pour les locaux notamment en raison de la bonne relation entre le passeur Soldner et son pointu, Maxime Laumon. Ce dernier est un bon joueur de louches et permet à son équipe de rester au contact des parisiens. Toutefois, ces derniers restent maîtres chez eux et rentrent au vestiaire sur le score de deux sets à zéro. On pense alors que le « set de l’à-peu-près » étant passé, les coéquipiers de Pepe Gonzalez vont dérouler dans le troisième set mais ce sont les espoirs qui font la course en tête et le pointu argentin ne pesant pas sur la fin de set comme il en a donné tant de fois l’habitude depuis le début de saison, Paris perd ce set sur le score de 27/29. Le joueur de la Pampa reprend alors les choses en main et revient à ses habitudes de scoreur (il finira le match à 23 points à 51% à l’attaque) et aidé par un Ardo Kreek décidément inspiré et qui finira même la rencontre deuxième marqueur parisien, à 18 points en 4 sets, score très élevé pour un central. Vous l’aurez compris, les partenaires de Julien Lavagne gagnent donc cette rencontre en 4 manches avec ce score sans appel de 25/14 pour en finir. Les parisiens auront laissé les jeunes joueurs du CNVB rentrer dans la rencontre et se seront mis eux-mêmes en difficulté, mais la marge était vraiment importante et leurs adversaires auront montré leurs limites (du moment car Marc Francastel, l’entraineur national, saura les faire avancer d’ici la fin de l’année).

Ce match de la 14ème journée laisse donc la place à une confrontation qui s’annonce bien différente contre Avignon ce vendredi soir. Et comme tient à le rappeler Franck Lafitte, on va « chez le coiffeur, au bois de Boulogne et EN Avignon ». La sémantique, c’est important ! Ce qui sera d’autant plus essentiel contre les vauclusiens : le fait de comprendre que c’est un adversaire rompu aux joutes de la Ligue B qui fera face aux parisiens. En effet, l’AVB navigue en Ligue B depuis plus de deux décennies avec quelques apparitions à l’étage supérieur mais aussi une descente en Elite (3ème échelon national). Avignon connait donc la chanson et saura faire le pont entre la nécessité pour eux de se concentrer sur les matchs leur permettant d’assurer les play-offs et la volonté de faire tomber le leader parisien dans l’emblématique gymnase Champfleury.

Pour cela, les sudistes s’appuieront sur leur passeur Ricardo Martinez, dépositaire d’une des meilleures passes arrières du championnat. Et elles trouvent depuis la dernière journée un partenaire qui va modifier substantiellement le jeu de l’AVB : le pointu Bojovic. En effet, absent depuis le début de saison et donc remplacé à la pointe par l’espoir français, Joachim Panou, Bojovic est revenu et a fait fort dès son premier match contre Mende en finissant à 26 points. Et en plus cela permet à Panou de revenir sur le poste sur lequel il a été recruté à savoir celui de d’attaquant-réceptionneur. Cela a pour conséquence d’augmenter la puissance offensive des avignonnais. Le jeu arrière étant notamment stabilisé par Gauthier Bonnefoy. Et au-delà de faire tomber le leader parisien comme tout le monde a à cœur de le faire chaque week-end, Avignon est donc en pleine bataille pour les playoffs puisqu’ils sont actuellement 7èmes mais avec un seul point d’avance sur Mende 9ème.

Du côté des joueurs de la Capitale, les voyants sont au vert. Un d’entre eux sera particulièrement attendu toutefois ce soir à Champfleury. En effet, Julien Lavagne est l’un des meilleurs amis de Ricardo Martinez et les deux sont connus pour leur tempérament « enthousiaste » … Cela sera donc un duel intéressant en 4 où Martinez au block attendra le bondissant recep-attaque parisien.

L’autre confrontation aura lieu sur les bancs des entraineurs puisque Dorian Rougeyron se trouve confronté au sorcier avignonnais, le coach José Amet, au club depuis si longtemps que même les habitués de la buvette de Champfleury le considèrent comme le pilier central du club. Et le technicien du Vaucluse a parmi ses qualités celle d’être un vrai leader d’hommes n’hésitant pas à faire appel à des leviers psychologiques tels que ceux de la fierté chez ses joueurs pouvant ainsi les affubler de qualificatifs ressemblant à « vous êtes équipés de petits appareils les mecs » …

Le match s’annonce dès lors très ouvert et c’est un bon traquenard qui pourrait attendre le Paris volley si les joueurs ne se mettent pas en tête, dès le début du match, qu’il ne suffira de se présenter sur le parquet pour battre une équipe qui pourrait être la surprise cette deuxième partie de la saison.

Aux parisiens de continuer à écrire leur histoire afin de préparer l’avenir…

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