Dans le vif du sujet…

29 mars 2019

Comme dans nombre de championnats professionnels, la saison dite régulière prenant fin, c’est le moment clef de l’année qui surgit à partir de ce week-end : les play-offs…

Et ce sont ces dits play-offs qui désigneront le champion de Ligue B et, élément le plus important, donneront le ticket pour l’accession en Ligue A, dévolu au seul vainqueur de la finale. On pourra toujours trouver cela injuste au regard d’une saison parfaitement maîtrisée (2 défaites et 12 points devant le dauphin Cambrai) comme ce fut le cas pour le Paris volley cette année mais la règle est connue depuis le début et il conviendra de la surmonter.

Mais d’autres se sont cassé les dents sur cette formule. Lors de la remontée de Nice en Ligue A lors de la saison 2015/2016, Rennes avait fini la première phase avec 19 points d’avance sur les niçois (3 défaites contre 8 défaites) et bénéficié de balles de match en finale et… c’est Nice qui avait saisi le ticket sur l’ultime moment de la saison. Alors que l’an dernier, l’AS Cannes n’avait fini qu’un seul point devant Narbonne (et même avec 4 défaites contre trois pour le club de l’Aude) mais avait profité de la formule accordant au vainqueur de la phase régulière une montée assurée sans disputer les play-offs.

Cette année, les clubs de Ligue A (via la LNV qui n’a pu que suivre ce que les influents demandaient) ont fait voter le fait qu’il n’y ait qu’une seule montée de Ligue B contre une seule descente de Ligue A qui concernera le club classé 14ème. Dans un championnat qui comporte… 13 clubs, cela met peu de pression…

A nouveau, quoi que l’on pense de la formule, c’est avec elle que le Paris volley va devoir batailler. Cela demandera donc de gagner à nouveau 6 matchs. Deux pour le ¼ de finale, deux pour la ½ finale et enfin deux pour la finale qui se jouera elle aussi en formule aller-retour avec match d’appui éventuel. A chaque fois donc un « droit à l’erreur » serait autorisé mais si cette défaite avait lieu lors du premier match au domicile du club adversaire des parisiens, cela voudrait dire que la pression serait sur ces derniers même en recevant deux jours de suite. En plus des modalités de montée, ce sont donc aussi celles d’organisation des play-offs qui sont discutables selon le point de vue francilien. La lnv écrivant elle-même que « le format de l’épreuve, avec le premier match sur le terrain du moins bien classé, peut mettre le favori en position délicate en cas de revers » …

Et cette pression, c’est Avignon qui va chercher à la mettre au premier tour et son entraineur, José Amet aime ça la pression ! Ce joueur dans l’âme saura à coup sûr faire comprendre à ses ouailles qu’il y a un coup à jouer au moment où les compteurs sont remis à zéro et que la notion d’engagement pour ne pas dire de « tripes » va peser tout autant que le niveau intrinsèque de chaque joueur. Il y a les joueurs d’entrainement, ceux de matchs amicaux, ceux de saison régulière et ceux du « money time ». Les vauclusiens comptent sur leur diagonale Martinez/Bojovic qui peut faire partie de la dernière catégorie. Et le sorcier Avignonais va faire monter la sauce à coup sûr.

S’appuyant donc sur l’expérience de son coach et de ses deux joueurs phares, Avignon va donc proposer un vrai test au Paris volley. N’arrachant leur ticket qu’au forceps par une victoire 15/13 à Nancy sur l’avant-dernière journée puis le confirmant par une victoire de prestige contre Martigues sur la dernière, les partenaires de Ricardo Martinez, le passeur donc, auront souffert cette saison. Mais ils ont connu des blessures et à commencer par celle, longue, de leur meilleur joueur, l’excellent et expérimenté Bojovic, absent une bonne partie de l’année et qui, une fois revenu, a dû dépanner au centre (son poste d’origine) avant de pouvoir enfin pour les sudistes, rebasculer durablement à la pointe où son épaule et sa qualité de main font nombre de points… Alors autour, il y a quelques incertitudes bien évidemment, notamment sur la qualité de réception de cette équipe mais lorsque celle-ci arrive, une autre force est au centre notamment avec le puissant Dolegombai.

Du côté parisien, la question est donc de savoir comment les joueurs vont entrer dans cette nouvelle phase. Mais l’expérience des play-offs, ils l’ont quasiment tous. Dans la bataille pour le titre de champion de France (en Ligue A bien évidemment), Ardo Kreek et ses partenaires ont déjà fait état de leur capacité à se surpasser. Au complet et sans blessé, l’effectif est en tout cas affuté à l’heure où d’autres tirent la langue d’avoir tant donné. Gjorgi Gjorgiev, le passeur parisien, nous donne son sentiment : « le plus important mois de l’année arrive. Il n’y aura aucune excuse possible. Nous devons confirmer notre première place du régulier. Mais nous devons prendre match après match en donnant notre maximum tout en sachant que nos adversaires le feront aussi mais nous sommes prêts à relever le challenge ».

Ce samedi, c’est donc en salle Champfleury, que l’ouverture du bal va se faire. Tout le monde va revêtir ses habits de lumière (et les jeux de lumière, on maitrise dans la cité papale) et l’air ambiant va d’un coup se transformer donnant une saveur toute particulière à la rencontre et même aux rencontres que les clubs de ligue B vont jouer en 6 semaines. Le patron jusque-là, c’était le Paris volley, le patron au soir du 3 ou 4 mai sera celui qui aura le précieux sésame entre ses mains. Ça y est, l’état des lieux est fait, nous entrons dans le vif du sujet…

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