Chaumont a fini par plier

23 octobre 2017

En clôture de la 2eme journée de Ligue A masculin, le Paris Volley s’est imposé en cinq sets chez le champion de France en titre (20-25, 23-25, 25-14, 27-25, 13-15 en 2h07) et reste invaincu avant de recevoir Tours. 

Ils l’ont fait ! Les joueurs de la capitale se sont imposés, comme la saison dernière, à Chaumont. Les nerfs des Parisiens ont tenu dans un Palais des sports Jean-Masson toujours hostile et incandescent, le pointu Wouter ter Maat a montré la voie du succès avec aussi un block efficient (14 points).
Avec une énorme motivation, pour le premier choc de la saison, le Paris Volley entame la rencontre pied au plancher et vire en tête au premier temps mort technique (4-8) sur une attaque plein centre de Wouter ter Maat que Mijailovic ne peut remonter. Les visiteurs gardent l’avantage avec autorité grâce à un ace de Mitch Stahl (4-10), une attaque de Roland Gergye (8-12) et une série de Ter Maat (attaque puis ace 8-15). Chaumont ne s’avoue pas déjà vaincu et redonne espoir à son fidèle et bruyant public sur une série de Vandoorn (13-16), stoppée par un Ter Maat intenable. Dans le money time, les joueurs de la capitale font moins de faute (Boyer attaque trop long 13-20) et remporte un rallye important grâce à un block du pointu hollandais, encore lui, sur Boyer (14-22). Pour ces derniers points, les Parisiens coincent un peu, poussés dans leurs retranchements par un CVB plus agressif à l’image de ce block de Boyer sur Gergye (19-23). A la deuxième tentative, sur la même action en poste 4, le Hongrois réussit son attaque qui octroie 5 balles de set au Paris Volley. Si, sur le point suivant, Stahl n’arrive pas à redresser la poussette de Lima, finalement le service dans le filet de Boyer donne logiquement le set aux Parisiens (20-25 en 28 minutes).

Si le premier point de la deuxième manche est pour les visiteurs, après un service chaumontais trop long, le CVB prend le score rapidement (9-7). Mais une pipe de Gergye et un block de Lafitte sur Rodriguez permettent aux hommes de Dorian Rougeyron de recoller. Les deux formations ne lâchent pas : Paris grâce à son pointu hollandais (un ace et une attaque dans les mains du block à 13-13) alors que Chaumont compte sur Louati pour passer en tête à la seconde pause technique (16-15). A l’approche du money time l’ambiance se tend un peu plus. Mais le set bascule sur un parpaing envoyé par Ter Maat au service : la réception est moyenne, la passe vers Mijailovic un poil trop en avant et Nuno Pinheiro peut blocker Mijailovic (19-20). Le coup est rude pour les Chaumontais qui baissent la tête et tenter de se réconforter dans le temps mort qui suit. Dans le rallye qui suit, Mijailovic est repoussé avant que Gergye ne porte l’estocade sur une attaque en coin (19-21). Nouveau temps mort demandé par le très madré Silvano Prandi. Chaumont égalise sur un nouveau rallye suffocant qui se conclut par une faute de Gergye (21-21). Ter Maat, plein gaz dans les mains du block chaumontais, redonne de l’air au Paris Volley. L’attaque trop longue de Gonzalez donne deux balles de set aux visiteurs (22-24). Boyer repousse l’échéance mais une nouvelle attaque décroisée de Ter Maat, après que le ballon de service ait touché le filet, octroie un avantage de 2 sets au Paris Volley (23-25 en 27 minutes).

Le troisième set est un cavalier seul des champions de France en titre. Sursaut d’orgueil du CVB 52 et/ou gros coup de mou physique des Parisiens, les locaux se détachent une première fois sur une série de Mijailovic (8-5) avant que les joueurs de la capitale ne perdent pied sur une série de Louati (10-10 à 15-10). Le passage au service de Boyer remet définitivement Chaumont sur de bons rails avec des blocks sur Stahl (20-12) et Wouter (23-13) dans une ambiance à nouveau survoltée. Une attaque trop longue de Ter Maat donne 11 balles de set à Chaumont, un avantage astronomique validé par un smash de Boyer bien servi par une passe renversée de Gonzalez (25-14 en 24 minutes).

Le 4e set sera le plus long (30 minutes) et le plus disputé de la rencontre en allant au-delà des 25 points. Le CVB 52 doit s’y jeter à corps perdu pour ne pas perdre sèchement au Palais des sports Jean-Masson. Après 2 premiers sets convaincants, le Paris Volley voudrait bien terminer un travail jusque-là bien fait avant un hypothétique et dangereux tie-break. Et à ce petit jeu du « premier qui cède a perdu » aucune des deux formations ne veut laisser son adversaire s’échapper. Mijailovic puis Louati donnt un premier avantage aux locaux (8-5) avant des blocks de Kuklinski et Lafitte sur Boyer (8-8). C’est d’ailleurs ce block-défense qui permet aux coéquipiers de Nuno Pinheiro de rester d’abord au contact. Au jeu du chat et de la souris, le CVB vire en tête au second temps mort technique sur un smash de Louati (16-15). La tension palpable, les Parisiens s’énervent sur une grande diagonale de Louati qui semblait trop longue mais jugée bonne par les arbitres (18-16). Paris recolle sur des blocks de Lafitte et Stahl (19-19) avant un smash de Boyer qui trouve les mains du block (21-20). Mais les joueurs de la capitale renversent la situation sur une attaque improbable de Ter Maat pourtant mal réceptionnée et mal envoyée au pointu hollandais, un block de Lavagne sur Boyer après une défense épatante de Nicolas Rossard et un ace de Gergye (22-23). Renversant ! Le Paris Volley a deux balles de match sur une pipe peu académique de Gergye et un service chaumontais dans le filet mais Boyer puis Louati les annulent (25-25). Le CVB 52 serre son jeu et ne laisse pas passer l’occasion : Lafitte est remonté et Louati conclut (26-25). Puis le block des hommes de Prandi repousse deux fois Ter Maat et Lavagne avant de définitivement blocker le pointu hollandais (27-25) dans un boucan indescriptible.

Aïe. Le Paris Volley est poussé dans un tie-break toujours aléatoire. Mais les visiteurs n’ont pas dit leur dernier mot et prennent le score. Au prix d’une attaque aux 3 mètres improbables, Ter Maat est encore l’artisan de l’avance parisienne (2-4). De l’autre côté du filet, Boyer lui répond et un ballon de Kuklinski simplement poussé dans les mains du block haut-marnais suffit au bonheur parisien au changement de côté (7-8). Les hommes de Dorian Rougeyron remporter un ahurissant rallye conclu par une attaque trop à gauche de Mijailovic (8-9). Cardiaque s’abstenir, pour le rallye qui suit avec Gergye au service. L’attaque de Mijailovic est défendue par Rossard et Stahl plonge pour remonté un ballon qui a touché le filet, le ballon est rendu au CVB, la pipe de Louati est ralentie, Gergye reçoit le ballon sur l’épaule et Stahl plonge encore pour aller le chercher, enfin l’attaque rapide au centre de Vandoorn est trop longue. Ouf ! Paris respire, Pinheiro et Stahl exultent, bras levés devant une assistance dépitée. 9-11 pour le Paris Volley. Temps mort. Chaumont ne rend pas les armes : un service trop long de Gergye et un beau ballon de Louati lobant le block parisien, et voilà le CVB revenu à égalité dans l’extra time (12-12). Au terme d’un nouveau rallye ébouriffant (les adjectifs vont finir par manquer), Ter Maat trouve les mains du block local (12-13). Le service trop long de Gonzalez donne une 3e balle de match aux Parisiens. Et à l’image de son match extraordinaire, c’est le pointu hollandais qui donne la victoire à la formation de la capitale en blockant Boyer (13-15 en 18 minutes). 
Après une bataille folle d’un peu plus de 2 heures, le Paris Volley a su résister au retour des champions de France en titre et l’a emporté au tie-break sans flancher émotionnellement. Paris, Montpellier et Tours sont les 3 équipes encore invaincues après les 2 premières journées de Ligue AM. Cela tombe bien car le TVB, l’ennemi intime, va rendre visite samedi soir aux Parisiens pour le 60e Clasico du volley française. « Une autre paire de manches, pour Julien Lavagne l’attaquant parisien ». Nous, on a hâte !

Le match en chiffres
29 : les points de Wouter ter Maat, le meilleur marqueur de la rencontre (49% de réussite en attaque). Le pointu hollandais devance Boyer (23 points) et Gergye (16).
+ 13 : l’évaluation de Ter Maat, omniprésent dimanche.
14 : les blocks parisiens dont 4 pour Roland Gergye.

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