Avec tous ses meilleurs vœux…

15 janvier 2019

Le Paris volley a bien entamé cette année 2019 en allant gagner ce samedi dans la salle du Plessis-Robinson. C’était la résolution de ce début d’exercice, de relancer la machine sur les bases de la première partie de saison caractérisée par 10 victoires pour une seule défaite 2/3 chez le dauphin,Cambrai.

Or, le mois de décembre avait été compliqué avec cette défaite dans le Nord justement, mais aussi dans le sud, à Narbonne, en coupe de France. Et la trêve des confiseurs se trouvait compliquée par le fait que deux des joueurs phares du club parisien étaient absents à la reprise en raison des qualifications au championnat d’Europe. En effet, l’estonien Ardo Kreek et le macédonien Gjorgi Gjorgiev, se sont brillamment qualifiés d’ailleurs ! Le maître à jouer du Paris volley et de la République de Macédoine du Nord emmenant son pays pour la première fois de l’histoire aux phases finales de la compétition européenne. Gjorgiev indiquait que « [son] rêve en équipe nationale s’était accompli car la qualification aux championnats du monde ou aux Jeux Olympiques est totalement utopique pour [leur] pays ». A cela se rajoutait, l’absence depuis 3 semaines de Greg Petty, retourné aux Etats-Unis pour récupérer son Visa dans la lourde procédure qui n’avait pas commencée assez tôt, l’américain ne pouvant être recruté que très tardivement par le Paris volley en fin d’été (le 3ème réceptionneur attaquant envisagé initialement s’étant gravement blessé).
Cet épisode international a donc ramené à l’entrainement, Ardo Kreek trois jours avant ce premier match de la phase retour et Gjorgiev… la veille du match au Plessis. Conjuguée à l’absence pour blessure du deuxième pointu parisien, le jeune Lucas Lilembo, et celles pour partiels des -encore plus jeunes- Danny Poda et Robin Neraudau, et donc celle de Petty revenu lui une semaine auparavant, la préparation aura donc demandé un effort d’adaptation au coach parisien, Dorian Rougeyron, et un surplus d’enthousiasme aux présents. Le questionnement était donc de mise avant le match sur les capacités des joueurs parisiens à se relancer directement dans la course à leur objectif déclaré -et donc impossible de se cacher et jouer de faux-semblants- de la remontée immédiate en Ligue A.
A 18h, les joueurs de la capitale sont donc prêts à en découdre comme si toutes ces contrariétés n’avaient pas existé. D’autant plus qu’en face, ce sont les Hiboux du Plessis. Le derby parisien est donc annoncé. Le plessis-Robinson volley ball est ancré en Ligue B depuis un moment déjà et cherche encore à grandir comme le confiait à la fin du match, Julien Lamy, joueur polyvalent du Plessis et très impliqué dans l’organisation du club. Mais le volley masculin en région parisienne est marqué par l’empreinte du Paris volley depuis si longtemps qu’il est n’est pas si aisé pour le PRVB de se positionner. Toutefois, aujourd’hui, les deux clubs évoluent au même niveau et les jaunes et noirs ont bien conscience qu’ils peuvent acter sur le terrain le fait qu’il n’y ait plus de « grand » et de « petit » club. Juste 12 joueurs prêts à en découdre.
Et les locaux ont de la grinta à revendre avec notamment Edson Felicissimo, l’un des meilleurs « récep-attaque » de la ligue B cette saison. Ou encore Michael Marshman, le bondissant central. Le premier set commence d’ailleurs sans le brésilien. En réception, le coach local, Cédric Logeais, aligne Nenad Sormaz et l’ancien pensionnaire du centre de formation du Paris volley, Charles Balazot. Ce sont les parisiens qui entament le mieux ce match avec notamment une présence étouffante d’Alexandre Weyl au contre qui lit comme dans livre ouvert, le jeu de Dimitri Walgenwitz, autre ancien jeune parisien. On aura d’ailleurs noté que pour la première fois de la saison, Ardo Kreek n’était pas titulaire, probablement en raison de son absence pour cause d’équipe nationale mais aussi car la concurrence entre les trois centraux du paris volley, est forte. Et le troisième joueur à ce poste, est l’international Franck Lafitte qui lui aussi semble en jambe dès le début du match. Cela se confirmera sur toute la rencontre puisque le natif des Alpes finira le match à 13 points (ratio +10) et un gros 9 sur 12 à l’attaque assorti de deux blocks (sa marque de fabrique) mais aussi de deux aces. S’étant remis au service smashé alors que le coach de l’équipe nationale, Laurent Tillie, lui avait imposé le flottant, le futur kinésithérapeute (actuellement en double projet de reconversion) aura montré que son engagement physique pouvait être efficace au service aussi, n’en déplaise aux mauvaises langues. La réussite des deux centraux, combinée au gros début de match de Pepe Gonzalez (une habitude dirons-nous) implique que le Paris volley fait la course en tête dans ce premier set. 8/7 puis 16/12, 21/14 et une fin de set à sens unique se terminant sur un score sans appel de 25 à 16 en faveur des parisiens. Le match parait bien lancé mais peut-être trop bien même lorsque l’on sait que remporter une manche initiale trop facilement contre une équipe avec de réelle armes, est le meilleur moyen de se prendre les pieds dans le tapis en démarrant notamment trop mollement l’acte suivant.
Paris 1 – 0 Plessis.
Et c’est exactement ce qui se passe dans le 2ème set. Les hiboux, sous l’impulsion de la distribution de Walgenwitz et des attaques de Stockton, le pointu australien chercheur de louches, va faire la course en tête tout le set. Felicissimo, titulaire au début de cette manche, est très utile à l’attaque aussi. En revanche, ses nombreuses fautes directes au service permettent aux parisiens d’espérer encore dans le money time. Dorian Rougeyron lance alors Ardo Kreek derrière la ligne des 9 mètres et cela fait son effet immédiat. Mais sur son deuxième essai et alors que la balle revient sur le fil, Danny Poda perd son duel au « pousse-pousse » avec Walgenwitz. C’était l’occasion de revenir à 22/21 et du coup cela fait 23/20 pour les hiboux. Ces derniers serrent le jeu et remportent le set.
Paris 1 – 1 Plessis.
Au début de cette troisième manche, le coach parisien fait quelques ajustements et lance dans le « starting six » Ardo Kreek et Greg Petty en lieu et place de Alex Weyl et Danny Poda. Et le match est lancé. Le Plessis est en tête au premier temps-mort technique (8/6) mais ce sont les pensionnaires du Stade Charléty qui le sont au second, menant 16/13. Le club des Hauts-de-Seine repose alors sur l’efficacité de Felicissimo à l’attaque mais est mis à mal par son autre réceptionneur-attaquant, Nenad Sormaz, qui cumule encore et encore réceptions approximatives et fautes directes. Il finira d’ailleurs le match avec une ligne de « stats » bien moche (5 points, à -5 de ratio dont 5 aces pris et un petit 31% à l’attaque). Pepe Gonzalez reprenant les choses en main de la même manière qu’il avait lancé le match, cela emmène les blancs d’un soir, au gain du 3ème set. 25/22.
Paris 2 – 1 Plessis.
Le match perd dès lors en intensité et en qualité. Les parisiens enchainent 5 fautes de service avant 10. Et comme les alto-séquanais perdent petit à petit leur volley, cela donne un scénario de 4ème manche où seul le résultat comptera. Gjorgiev le comprend très bien et avec un bloc et une première main de plus (il terminera la rencontre à trois de chaque), il tire ses partenaires et font la course en tête. 8/5 puis 16/10, la messe semble être dite. Un petit retour des locaux à -4 (17/21) fait illusion mais Gonzalez termine le travail, notamment par un ace malicieux après temps-mort à 23/18 où voyant le libéro du Plessis, Max Godefroy, se décaler vers ses réceptionneurs défaillants, le prend à contre-pied sur une roulette décroisée. Magistrale et donnant une balle de match. Paris l’emportera 25/21.
Avec toutes les imprécisions d’un match de reprise pour les deux équipes, et au-delà du contenu compte tenu de la situation, le résultat final prenait le dessus. Paris lance ainsi sa deuxième partie de saison de la meilleure des manières portant son compteur à 11 victoires pour une défaite. Ratio qui est aussi celui de … Cambrai. Les nordistes ne lâchent rien et continuent du coup à mettre la pression sur le club de la capitale. La saison s’annonce encore bien longue et tumultueuse et cela commencera dès le week-end prochain par la réception de Mende, équipe qui, si elle stabilise sa réception, présente des armes offensives notables.
Mais pour le moment, les bonnes résolutions restent de mises et les coéquipiers du capitaine Franck Lafitte, comptent bien les faire perdurer le plus longtemps possible.

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