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Sur le banc parisien depuis cette saison, Dorian Rougeyron est le benjamin des entraîneurs de Ligue A. Une particularité qui ne le handicape pas.

Julien Lesage | Publié le 01.11.2011, 07h00

Si, à 34 ans, Dorian Rougeyron dirige pour l’anecdote un capitaine plus âgé que lui (Jiri Novak, 36 ans), son statut de benjamin des coachs de l’élite ne semble pas constituer un fardeau. Explications au moment où l’intéressé défie cet après-midi le Tours de son glorieux prédécesseur, Mauricio Motta Paes.

Pas vraiment un novice. S’il occupe pour la première fois le poste d’entraîneur pro, Rougeyron possède déjà une belle et solide expérience. Avant de succéder cet été à Motta Paes, il a fait ses gammes avec les équipes de jeunes et le centre de formation. Le fils de Michel, l’ancien président parisien, était également assistant des pros depuis 2006. « C’était le moment idéal s’il voulait passer un cap, explique Novak, qui l’a poussé à prendre le poste. Il connaît bien les joueurs. » « Il a des responsabilités depuis longtemps et connaît les spécificités du poste », estime André Patin, l’ancien formateur d’Asnières. « Je n’ai pas l’impression de découvrir des choses », assure l’intéressé.

Héritier de Hoag et Motta Paes. Au cours de son apprentissage, il a côtoyé deux coachs hors norme de par leur palmarès et leur savoir : le Canadien Glenn Hoag (4 titres de champion de France, 1 Ligue des champions de 2000 à 2003) en tant que joueur et le Franco-Brésilien Mauricio Motta Paes (4 titres de champion de France entre 2005-2011). « Je serais stupide de ne pas m’en inspirer », explique Rougeyron.

« Il a l’expérience des coachs qu’il a accompagnés et il connaît parfaitement le club (NDLR : il y est arrivé en minime), explique l’ex-international Laurent Tillie (48 ans), coach de Cannes depuis dix ans. J’ai plus d’expérience mais, aujourd’hui, on a le même bilan de début de saison (3 victoires, 4 défaites)… »

Un stakhanoviste. Depuis le début de la saison, il a l’impression d’être « dans une machine à laver 24 heures sur 24 ». Samedi soir, après la victoire à Sète, il était déjà en train de travailler sur la venue de Tours. Il s’appuie énormément sur ses joueurs et son staff. « Son seul défaut est d’être trop gentil et humble, estime Christian Kapfer, le préparateur physique. Mais c’est un vrai bosseur, ce n’est pas un fils à papa. Malgré son âge, il a beaucoup de compétences. » « Il n’y a jamais un entraînement identique, il cherche toujours la nouveauté, poursuit Novak. Il me surprend. » « C’est l’entraîneur le plus prometteur de la Ligue A, affirme même Motta Paes. Il est très organisé, extrêmement intelligent, patient et connaît bien le volley. Ça va finir par payer. »

Le Parisien.

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